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en arcade, et toujours bien haut dedans l’air....
Mais du temps de M. de Montmagny, une forêt épaisse recouvrait encore les collines de Beauport et de lîle d'Orléans, les falaises de Lévis : et rien, de ces hauteurs,
ne pouvait répondre aux feux d’artifice de Québec.
Aujourd’hui, quel magnifique spectacle, lorsque le soir, de la terrasse, l’on voit s’allumer ces milliers de feux tout autour de l’horizon, et se dessiner, À leur clarté, ces collines verdoyantes et ces riants villages qui encadrent
notre fleuve !
À l'ouverture des fêtes jubilaires, surtout, le spectacle de cette illumination sur les eaux de Québee et sur les
collines environnantes était vraiment ravissant.
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Pénétrons maintenant dans la ville, et essayons de nous frayer un chemin à travers la foule qui encombre les rues. A la faveur de la lumière électrique, il est aussi facile qu'en plein midi de circuler partout, jusque dans les endroits les plus retirés : il n’y a peut-être pas une ville
au monde aussi bien éclairée que la nôtre.
Partout l’on prend part aux fêtes qui commencent, et l’on s’abandonne à une franche gaieté, Tout en regardant monter un ballon ou éclater une fusée, on se laisse bercer aux sons harmonieux de la musique : au jardin du gouverneur, sur l’Esplanade, sur les places publiques de
Saint-Roch et de Saint-Sauveur, se donnent des concerts : il y a, en effet, un grand nombre de fanfares à Québec, ce soir, à part celles de la ville ; chaque société étrangère
un peu importante est venue avec la sienne !,
L'un de ces corps de musique s’est placé en face de l'archevêché, sous les fenêtres de Son Eminence : la
sérénade est douce et suave ; elle attire une grande foule
à cet endroit.
Le feu d'artifice, les concerts, l'enthousiasme des masses, tout cela est admirable. Ce qui nous frappe le plus, cependant, ce soir, c’est l’ordre et la bonne tenue qui règnent partout. Au milieu de cette foule innombrable qui encombre la terrasse, les rues, les places publiques, aucun tumulte, aucune scène désagréable, mais partout la
plus aimable fraternité ; et il en à été ainsi tout le temps
1—On a beaucoup admiré, en particulier, la fanfare de Sherbrooke.
des fêtes jubilaires !, Il n’y a qu'à Québec qu'on pent voir un pareil spectacle,” disait un haut personnage ! ctranger.
A dix heures, une décharge de canon annonça la fin du feu d'artifice.
1— The Quebecers have maintained their proverbial reputation for cheerful and open-handed hospitality, while their orderly
conduet in other respects has been also all that could be desired and cannot fail to rebound to the credit of the city.” (Quebec
Daily Telegraph du 23 août).
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VIIT l'rocession de la société Saint-Jean-Baptiste
La première journée des fêtes jubilaires était spécialement consacrée à la Saint-Jean-Baptiste. Il y eut procession, grand’messe, visite au monument national Cartier-
Brébœuf, concert et banquet.
Au dire des connaisseurs, la procession à été la plus longue et la plus imposante, en fait de procession nationale, qui ait jamais été vue à Québec. Partant de l’église Saint-Sauveur, on défilait par les rues Saint-Vallier, Saint- Joseph, Saint-Paul, Saint-Pierre, Sous-le-Fort et Notre- Dame ; on montait à la Haute-Ville par la côte Lamontagne, et l’on se rendait, par les rues Buade, dela Fabrique et Saint-Jean, à l’église Saint-Jean-Baptiste, où devait avoir lieu la grand'messe : c’est-à-dire que l’on parcourait la plus grande partie de la ville. Toutes les rues, nous l'avons dit déjà, étaient merveilleusement ornées de
verdure et de banderoles anx couleurs les plus variées,
Le chapelain général de la société Saint-Jean-Baptiste,
Mgr Gagnon, n'avait pas craint de s'imposer la fatigue
de suivre la procession dans tout son parcours : il mar-