‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 27 sur 141 · LE BANQUET · texte numérisé non relu

LE BANQUET

se lève lui-même et va la reconduire jusqu'à la porte de la salle ; puis il revient à sa place.

On propose alors la santé de la France; et lorsque l'on voit se lever pour y répondre le contre-amiral Abel de Libran,

qui siège à la table d'honneur, le premier maintenant à la droite du président, toute l'assemblée éclate en applaudissements frénétiques et crie à plusieurs reprises : Vive la France ! Visiblement ému, l'amiral parle du fond du cœur, et exprime en un langage noble et élevé le bonheur qu'il éprouve, à une si grande distance de son pays, de se trouver dans une réunion si sympathique à la France, où plutôt st française. Ilest Breton, compatriote par conséquent de Jacques Cartier, le découvreur du Canada. I redit les gloires, les espérances, les généreuses aspirations de notre ancienne patrie ; et à la Nouvelle- France, sous le nouveau régime où l'a placée sa destinée, il souhaite bonheur, paix et heureux développement.

Les paroles de l'amiral sont accueillies avec un grand enthousiasme ; on l'acelume de nouveau plusieurs fois par le er : Vive la France Let la fanfare joue La Marseilluise.

Nous n'entreprendrons pas de résumer les nombreux discours prononcés au banquet.

[en est deux cependant, —celui de M. Laurier, député de Québec-Est aux Communes, et chef de Fun des deu x grands partis politiques du pays, et celui de M. Pelletier, l'un des ministres de la province de Québec,—que nous aimons à signaler spécialement, à cause des grands senti-

ments qu'ils ont exprimés à l'égard de Son Eminence,

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