‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 35 sur 141 · LA MESSE PONTIFICALE A LA BASILIQUE · texte numérisé non relu

LA MESSE PONTIFICALE A LA BASILIQUE

saluer en la personne de Son Eminence un prince, un pasteur, un bienfaiteur, un père, puis enfin ectte foule de fidèles si pieuse et si recueillie représentant le peuple canadien, auquel Son Eminence ne eessa de témoigner la

plus touchante affection. ?

L'allusion fuite, dans ce passage, à l'amiral français qui assistait à la messe, nous à d'autant plus fait plaisir, que les braves marins de FAréhuse et du Æussard n'ont manqué aucune occasion, durant nos fêtes jubilaires, de

témoigner à leurs frères du Canada leur sympathie et leur

D bonne volonté. ë :

Invil

Aussitôt Ja inesse terminée, Son Eminence entonna le Et clerol \Mais offrit invitaient le peuple de Québee à remercier Dieu des béné- ë avec

Te Deum, et hymne d'actions de grâces fut chantée avec

entrain par le chœur, tandis que les cloches de Ta basilique

dietions accordées au premier pasteur de ce diocèse, & pour

Puis tout le elereé alla reconduire Son Eminence à ü luren

l'archevêché, dans le même ordre qu'on avait suivi avant É Le la messe, l'orgue exécutant durant cette procession la Ë ü un.

Marche des Prôtres de Mendelssohn. Ori

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Le dîner au Séminaire

Dinitter POS jejunos nolo in Son Einence avait

invité à diner tous les dignitaires ecclésiastiques et 1e

clergé qui étaient venus prendre part à ses noces d'or, Mais où loger une assemblée $t nombreuse? Le Séminaire offrit généreusement son réfectoire, si vaste, si imposant avec ses belles colonnes doriques, Il V avait des SIÈgCS pour trois cents convives : plus de deux cents autres

furent obligés de dîner dans une salle voisine,

Le banquet, dans les limites de la frugalité nécessaire à un dîner ecclésiastique, à été tout à fait digne du Prinee de l'Église qui le donnait.

“ Chez tous les peuples du monde, a dit quelque part Son Einineuce, un repas pris en commun a été le gage de la paix, le SIwne de lanutic et conmnie le sCeau de l'hospitalité. [semble qu'il s'établit tout naturellement une plus parfaite union des cœurs entre ceux qui sont assis à

li même table 2.7

1—Mautth,, XV, 32.

2—Le deuxième centenaire de l'érection dut diocèse de Québec

pr. 149.

74 LE DIiNER AU SÉMINAIRE

I faisait vraiment plaisir de voir la gaîté, la joie, la bonne fraternité qui régnaient entre tous les membres de cette grande famille à ce banquet présidé par leur Père vénéré. Un étranger qui aurait été placé de manière à voir tous les détails, n'aurait pu s'empêcher d'admirer la réserve qui régnait partout dans cette réunion d’ecclésiastiques ; et se rappelant ce qui a été dit quelque part des Canadiens-Français, que ‘ cest un peuple de gentilshommes,” il se serait éerié : “ Voilà un clergé digne de ce peuple !”

Vers la fin du repas, Mgr le coadjuteur se lève; et donne lecture de deux télégrammes, L'un vient de Baltimore : “ JT cordially congratulate Your Eminenec on Your Golden Jubilee. Dominus te sospi'em conservet.

(Signé) Cardinal Gibbons. Le second vient de Rome, ettoute l'assistance se lève : Mgr Bégin traduit de l'italien : # Le saint-père ayant appris que demain Votre Eminenec célèbre son jubilé sacerdotal s'associe à la joie du clergé et du peuple, et envoie à tous une bénédietion apostolique spéciale, Permettez-moi d'ajouter mes propres félicitations. (Signé) Cardinal Rampolla.” Ces deux télégrammes sont accueillis avec de nombreux applaudissements.

Puis Son Eminence se lève à son tour, et d’une voix

remplie d'émotion :

Messeigneurs, messieurs, dit-il, il y a des sentiments que le langage de l'homme est impuissant à traduire : c’est là une vérité malheureusement incontestable et dont je

sens en ce moment le poids douloureux. Le psalmiste

semb'e s'être trouvé un jour aux prises avee cette

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