DU COUVENT DES DOMINICAINS DE SAINT-FIYACINTHE
Bisuheureux Le peupie, dont le Seigueur est Le Dieu.
(PS. CXELITT, 19.)
En HUE, 4 SSL DIT HIS IL. S Frère Ne !
Cinquante ans !
À cet âge, l'homme Sarrète..., I remonte par le
souvenir le fleuve dé «son existence parfois vivement agitée, jamais complètement tranquille. Tantôt on le
voit sourire : e'est la souree du fouve qui lui apparaît
pure et Timpide, ee sont les trompes qu'il a remportés sur Finelémence des flots. c'est la sécurité dont il se eroit
pour toujours assuré, TFantôt on le voit Sassombrir :
le nuage, la tempête, le combat et peut-être le naufrage,
tout cela se représente À son esprit cffravé. Alors,
lussant passer avec indifférence le torrent qui entraîne
toutes les vius humaines il Sabine dis la solution de CC
double problème: Qu'aisje fut? Que suisse ?
Cette questions mes Frères, ne s'adresse pas seulement
à homme privé. Elle Sadresse aussi à ces réunions
d'homines qui, sous le nom de société où d'institution, se
groupent pour la défense du droit et la revendication de leurs saintes Hbertés, Que produisent-elles pour la religion, qui les bénit à leur berecau, et leur communique cette vitalité dont elle est le principe toujours fécond ? Que produisent-clles pour le PAvs qui les accepte dans son
sein, 6 place ses enfants À Fombre de Tour drapeau ?
Qu'étes-vous done et ŒU'AVEZ-VOUS fuit, socicté de Sauint- Jean-Baptiste de Québec, vous qui, malgré les préjugés des uns et les craintes des autres, êtes née, avez grandi et prospéré, vous qui, d'année en année, avez vu votre influence SC répandre, VOUS qui FOCOVCOZ aujourd'hui cette consécration que donne à toute œuvre humaine nn demi-
siècle d'existence ?
Ce que vous avez fait 7 Demandezdle à ces patriotes de 1842, qui ont oblige Dieu et le pays, en instituant cette Nociété sur la double base des principes chrétiens et de l'amour national. Donandez-e aux héros de Kainte-Fove, révollés dans leurs tombes par les nombreuses phalanges canadiennes de 1855. Demandezle à ces fêtes grandioses dé T880, qui réunirent dans la cité-mère tous les enfants dispersés, et vous rappelèrent, Mur de Sherbrooke, Les paroles lyriques d'Isate chantant le retour de Tai nation dans Ja bien-aimée Jérusalem. Demandezdle neufans après, aux rives Saint- Charles, étonnéces de voir accourir vers elles une multitude inmense, qui élève à Pimmortel marin, Jacques Cartier, un monument digne de sa gloire, digne aussi de votre reconnaissance, Demandez-le enfin À vous-mêmes, mes Frères. Pourquoi cette assemblée sous les voûtes d'un temple, qui, pour vous recevoir, à voulu déployer ses magniticences, et iméler À votre Joie IF splendeur de son
inauguration ? Anges de FPEglise de Dieu, suceessours
des apôtres, pasteurs du troupeau divin, Messeieneurs, —
ion de ligion, à cette ? Que lis SOI nf
SuintréJu ges grandi 1 votre ui cette
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utriotes n insti- VINCIpes x héros par les maundezdans la elerent, d'Isurie n-amee es Suintultitude Cartier, le votre 16S, ICS es d'ün VCT ses
de son LCCSSCUTS
HOUrS,—
et vous, représentants de l'autorité et de Ja Justice, Vous défenseurs du droit et de la vérité, vous peuple tout entier, vous Canadiens-Français, pourquoi êtes-vous tei ? sinon pour redire d'une commune voix et d'uneseule fine l'honneur de la société de Kaint-Sean-Baptiste, Oui, l'ÉJOUISSEZ-VOUS, membres de cette Société, car ce triomphe vous est bien du. Allez rouvrez Îles pages de votre
histoire, et à toutes les dates gloricuses que Vous 1
trouverez, ajoutez celle du 22 août 1892,
Et maintenant, mes Frores, laissezamoi jeter les regards plus haut et plus loin, et embrasser d'un rapide coup d'ail Fhistoire religieuse du Canada depuis un demisiècle, Ce sujet, je l'espère, nous édificra, nous consolera, nous fortifiora. Enfants de FEglise, nous devons célébrer ses triomphes, comme nous devons pleurer ses tristesses :
ses joies sont nos joics ; ses douleurs, nos douleurs, Chantant ses gloires, nous nous réjouirons du passé,
Analvsant ses craintes, nous nous préparerons pour l'avenir.
Nous sommes en IS42,
La paix règne sur tout le pays, et succède aux troubles et aux désastres qu'ont suscités de malheureuses rivalités de races. Vainqueurs et vaineus entrent dans une voie de conciliation, confondent désormais leurs intérêts et leurs efforts pour faire plus urge ot plus longue la route du progres, Ainsi Dieu, quitient en ses mains les destinées des peuples, préparait pour x gloire et Fextension de son culte au Canada une ère de calme et de tranquillité,
Tout est prêt. L'heure à sonné, où l'Eglise du Christ va
s'étendre au loin, se développer surle territoire canadien ;
et unissut dans une même penste ses gloires et vos travaux, je voudrais vous montrer combien vous lavez aidée, combien vous Favez défendue, cosubien vous Pavez aimée,
Aïder FEglise, c'est, mes Frères, le devoir primordial de toute nation qui a souci de sa gloire et ne vent pas descendre vers Ta ruine et Ta mort. Quand une nation oublie ce devoir, elle va rejoindre bientôt dans le pêleinèôle de leur antique tombe les empires détruits, Pourquoi, à Fheure où je vous parle, des pays autrefois glorieux ressentent-1ls ces conmotions violentes qui font craindre pour leur avenir sinon pour leur existence même? Pourquoi? paree qu'ils S'imaginent que depuis tHSssSCZ longternps 1l< S'inclinent devant l'Eglise, pour que l'Eglise iauntenant courbe a tôète devant eux. Alors, loin de liider dans SO ŒUvre de Pix et de réveénération universelle, is essavent par tous Tes movens d'affüblir et d'arrêter son action,
Grâce ii Dieu, telle n'a pas été votre conduite, L'œuvre que l'Eglise poursuit depuis sa fondation à travers tous les pays et tous les siècles, cette uvre, vous Favez voulue avec elle : SOS désirs ont cte Os désirs : SC principes, Vos prineipes : et ensemble elle iniore (Bi SOUVGrIHNe, VOIS
enfants et sujets, vous avez bâti léditiec sueré de Ta foi,
Cet édifice à pour base Finstruetion chrétienne des enfants, Vosenfants!à lexemple de Fésus-Christ. l'Eolise les attire à elle, Tes bénit, Jos presse tendrement dans ses bras, les couvre de ka protection, leur fait un rempart de es anathomes, Et si dans ee sivele surtout, elle a élevé hivoix, est pour nous reconnmander, à nous prêtres, etai vous pères et maîtres, cette partie bien-aimée de son troupeau, et nous rappeler que le salut se trouve lt Or,
je suis heureux de le dire, que m'avez-vous pas fuit depuis
VON avez Avez
dial jus ation pêle- OU rrefois font tence epuis l' que Alors, ration Hublir
Uvre tous ouluce icipes,
vols
Lau foi.
ie des Eelise ls KO art de elle a rêtres, le son
Or,
depuis
un demi-sièele, pour aider FEglise dans cette anvre de l'éducation !
Vote] que de tous côtés je vols s'élever de terre cos maisons d'instruction, ces pensionnats, ces collèges qui recuoillent Fenfance et la Jeunesse canadienne et leur livrent, avec les prneipes de la science divine, les secrets
de la scionce humaine,
Voici que vers IS42, je vois descendre sur vosquais Tes Frères de la Doctrine Chrétienne, et puis, toutes ces congrégations religieuses d'hommes et de fennmessappelées pur vous, et recevant de votre part, en échange de Teur
dévouement, une cordiale hospitalite,
Quelle paroisse, st humble qu'elle soit, ne compte pas une école ? Quel enfant, si pauvre qu'il soit, ne peut
apprendre ce que Dieu et Tes hommes exigeront de Tnt?
Quel jeune homme, désireux de wonter les joies laborieuses de l'étude, ne l’ ut aller puiser ù des sources salutaires les connaissances qui feront de Jui un pionnier de la religion et de la patrie ?
Mes Frères, je vous félicite de n'avoir pas prèté
l'oreille à ces blasphémateurs vuleaires, qui, sous le couvert
de la science, insultent Dieu et son Eglise,
Je vous félicite de n'avoir pas eru que Eglise est une ehnernie svstématique des lumicres et du progres : et l'on racontera à honneur de votre foi qu'au-dessus de vos maisons d'instruction, de vos pensionnats et de vos collèges, VOUS AVeOZ place, à Fombre et sous la tutelle de l'Église, cette grande Université Laval que vous inangurieZ avec une légitine fierté le 21 septembre IS5+.
A côté des enfants, l'Eglise place dans ses maternelles affections les pauvres, les malheureux, tous eeux qui souffrent. Elle les recoit avec commisération, partagent
leurs souffrances et leurs larmes, Tes admettant dans sa sainte compagnie, vivant de leur vie et transfigurant leurs infirinités par lauréole divine dont elle les entoure, Lei encore, vous Pavez aidée, Vos mes, oubliant Fégoïsme du sivele, ont été promptes et généreuses à toutes les œuvres de eharité qui ont pour but le soulagement de Ta nisère, Non satisfits d'une atmône qui entame à peine le superflu, vous avez ouvert largement vos mains libérales, plus largement encore vos cœurs, et Fon a vu chez vous de ces tendresses délicates qui touchent le malheureux plus que tous les dons. Les malades ont
leurs hôpitaux, les orphelins, leur refuge, les vicillards,
we, leur asile: et tout, tout, jusqu'au ertne repentant, reçoit, avec le secours d'aujourd'hui, Fespérance de demain. Nous les voyons, ces anges terrestres, accourir au chevet de toute souffrance, panser toutes les blessures du corps et de âme, et murmurer aux affigés ces paroles de résignation et de paix que seules des lèvres chrétiennes savent prononcer. Devant ces dévouements héroïques, il me semble que vous avez le droit d'usurper Ta parole divine pour dire à toutes les douleurs 5 Venite ad me,
ones qui laboratis el oneraté estiss cl eyo fetem vos”?
Aïdée par vous, par vous aussi FEglise a été défendue. Vous Pavez défendue en consacrant votre science et votre talent à faire prévaloir Fapologie de ses vertus contre les injures qui la déconsidèrent. Vous Favez défendue en publiant hautement que vous vous faites gloire de Tui appartenir et de rester fidèles à ses commandements ; en assistant avee un religieux respeet à ses convocations officielles, en montrant une confiance inébranlable dans ses destinées éternelles, Vous Favez défendue par vos historiens et vos poètes, par vos représentants et
vos députés, par vos prôtres et vos évêques ; vous lavez
défendue par vos paroles et vos exemples, par vos
S HA rant re, [sine + Îles de la ne à Ains 4 vu nt le s ont ards, ceoit, nain.
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démonstrations religieuses et vos pieux pèlerinages, en un mot, par toutes les manifestations de fa piété filiale et Le dévouement de cœurs généreux préts à répandre leur
st",
Oui, votre sang! aperçois les couleurs d'un vêtement à la fois militaire et religieux {et ce vétementone dit que vous m'avez pas hésité voler an secours du Saint-Siège attaqué, et de ni fire un rempart de vos personnes. Lbas, l'Eglise traversuit des jours de deuil; mais comme elle dût renaître à Pespérance, en voyant accourir de loin es détachementsde soldats volontaires, qui venaient donner la main à leurs frères de France, ot leur montrer qu'ils étaient dignes de marcher à côté d'eux !Conme ils partaient pleins d'enthousiasme, ces enfants dun Canada! Comme ils combattent avec courage, heureux de Leur sacrifice On leuravait dits Ame Dieu, et va ton chernin : et ils allaient, confiants dans Hi puissance du Dieu qu'ils aimaient et dans la grandeur de la cause qu'ils servaient, Vingt-cinq ans auront bientôt passé sur ce fuit glorieux de votre Histoire : néanmoins, intintenant encore cet toujours, quand on voudra parler de courage et d'héroïsme,
on nomimera les Zouaves Pontifieaux.
Mais voici un tout autre champ de bataille,
En 1851, ouvre la série de ces réunions imposantes qu'on appelle les conciles, Ts ont pour objet d'afirmer les droits de l'Eglise sans en rien céder à l'esprit du siècle le soutenir ses privilèges contre les prétentions injustes de ses ennemis—de dénoncer Perreur et de la détruire d'opposer à Fenvahissement du vice Ta digne des plus énergiques défenses, et doser dire à ceux qui font le mal : Non licet 2 vos doctrines sur la Hberté : Non livel : vos déelamations haineuses contre nos prétendues intolérances:
Non licel : Vos appels au vice, au luxe, à Fintempérance:
156 SERMON DUR, P. HAGE
Non licel : vos mensonges, vos ruses et vos parjures : Non licet.. Etainsi, dans cette seule province ecclésiastique de Québec, SIX conciles se succodent dans 1) espace de moins de trente ans, allant porter partout le ert d'alarme et rappelant aux enfants de l'Eglise les austères devoirs que leur impose leur mère.
Cenest pas tout. Aux prètres et aux évêques s'unissent un jour ces vaillants chrétiens, toujours prêts à la lutte, et qui, pour lutter avec plus d'ardeur et S'assurer Ja victoire, aiment à se concerter sur les moyens d'action qu'il convient de choisir. Un jour donc, on vit les portes de FUniversité Souvrir et donner passage aux plus illustres représentants de votre nation, C'était le 29 juin 1880 : le premier Congres catholique commençait sil première séance, sous Fœil de Dieu et avec la bénédiction
de l'Eglise.
Là furent rappelés les grands principes qui promettent à un peuple la foree et la stabilité. LA furent traitées les grandes questions qui agitent le monde et sur lesqueiles on jeta une Tumière plus pure : l'Eglise et PEtat.dans l’'enseienement ; l'Eglise et la liberté ; le rôle des classes riches dans Ja société moderne : l'action des Ordres religieux, On + démontra que, les Religieux sont les auxiliaires les plus fermes, les plus indispensables de toute œuvre civilisatriee bien entendue—que la solution du problème social se trouve dans le dévouement des classes supérieures aux classes laboricuses—que l'idéal d'un vrai système d'éducation nationale, c'est, d'une part, l'Eglise exerçant librement son influence civilisatrice, de Vautre, Etat travaillant à multiplier les centres d'activité intellectuelle—qu'enfin PEglise seule est source, mère, et inuîtresse de la véritable liberté,
Là, une voix dont Iles échos retentissont jusque par
jures :
tique ace de \arme
levoirs
nissent à lutte, arer Ja action portes x plus le 29 cuit sa diction
nettent tées les queiles it.dans classes Ordres ont Îles les de olution nt des l'idéal ie part, ce, de hetivité
hore, et
que par
delà les mers, a solennellement proclamé les Tiens étroits qui existent entre la religion et la patrie. Elle à crié bien haut, cette voix l: #% La nationalité canadiennefrançaise et la religion catholique doivent rester inséparables, Place à Dieu dans nos institutions et dans nos lois ! Place à Dieu dans nos codes, dans nosinæurs, dans nos sphères politiques ;et notre pays sera paisible et grandiose dans harmonie, Défendre F'Eglise à toujours été la mission sacrée de la grande nation d'où vous êtes sortis : défendre l'Eglise doit être aussi votre mission.” Ces paroles brûlantes de foi chrétienne ouvrirent le Congrès, et l'amour de PEglise fut le sujet qui couronna dignement ee Triduum de prières ardentes et de religieux patriotisme,
L'amour de FEglise : vous avez enfin noblement rer pli ce troisième devoir de piété filiale. Vous êtes les enfants de Eglise ; c'est elle qui enfante les nations à la vie chrétienne, et cela en subissant la loi terrible que Ja justice divine à ajoutée aux lois primordiles de la génération, Tu enfanteras dans la douleur : © Thistoire témoigne de laccomplissement de cette cruelle prophétie, A travers les annales des peuples chrétiens, remontez
jusqu'à leurs origines, et vous verrez qu'il m'en est
aueun qui ne soit le fruit d'un douloureux enfantement. Autour du Calvaire où furent fondées les premières Eglises, des douleurs et du sang : à Rome, centre vivant de la foi, des douleurs et du sang 2?
Les faits sont trop connus pour que je les détaille : souvenez-vous seulement que votre pays à entendu, mêlé
à la prédication de ses apôtres, le doux gémissement de
1—Discours de M, AB, Rothior au Congrès Catholique tenu à Québec,
2—R, PP, Monsabré.
ses martyrs. Ce gémissement vous rappelle le sanglant mystère de votre berceau, et les souffrances de l'Eglise pour donner à son époux divin des enfants de salut, Enfants de l'Eglise, vous avez aimé votre mère, Comment ?
L'Eglise n'a qu'un désir et qu'une passion : le désir d'étendre son domaine spirituel ; la passion de sauver les
| âmes. Da mihi animuas, s'écrie-t-elle, ertera tolle Hibi Donnez-moi des âmes, et prenez le reste, Eh bien, mes Frères, vous en avez donné à l'Eglise, et beaucoup. Pour- :| quoi cet appel généreux, cette hospitalière réception faite depuis un demi-siècle aux Religieux de tout Ordre :
Oblats et Jésuites, Franciscains et Dominicains, Redemptoristes et Trappistes ? Pourquoi ectte floraison de la vie t contemplative et de la vie apostolique ? Pourquoi ces
missionnaires venus du dehors et réunis À ceux du dedans ?
sinon pour que tous nous allions explorer le vaste champ de l'Eglise, y semer le bon grain de la foi, et récolter É
d'abondantes moïissons pour le ciel.
Vovez ces missions Jaborieuses du Nord-Ouest.
Ah ! l'Eglise demande des mes ! Elle les aura, et si } à pour les lui donner, il faut des apôtres qui se privent, qui Pi souffrent, qui meurent à la peine, ce sera vous, mes o1 Frères, qui les trouverez, ce sera dans vos rangs qu'on les 4 q cherchera. Vous vous ferez vous-mêmes apôtres, les uns r'a en payant de leur personne, les autres en aidant de leurs {ul prières et de leurs aumônes, Et alors on verra cette la merveille des premiers temps de l'histoire ecclésiastique :
des moines, des religieux, des prêtres partant courageuse- ét ment à la colonisation d'une immense contrée, pour ” gagner celle-ci tout entière À Jésus-Christ, D Oui, le domaine de l'Eglise s'est étendu, Voulez-vous ré
1—(ienèse, XIV, 21,
ge
nglant Eglise
It.
Com-
Ù désir ver les tibi 1 h, Ines Pour- ‘cption Ordre :
dempla vic 101 es edans ?
champ ‘écolter
-Ouest.
, et Si nt, qui S, Des on les les uns Jeurs ù cette tique :
ag ecuse-
k pour
PZ-VOUS
SERMON DER, P, HAGE 159
une dernière preuve ? Elle est en même temps la plus palpable. Autrefois, quand FEglise avait pénétré dans un pays abandonné jusque-là, elle plaçait à la tête du nouveau troupeau un nouveau pasteur, et la création d'un siège épiscopal devenait ainsi la preuve It plus forte de son extension,
Aujourd'hui, cette preuve n'a rien perdu de sa force,
Or, comptez tous les diocèses érigés depuis un demisiècle, Je ne puis les nommer tous. Rappelons-nous seulement Ottawa, Saint - Hyacinthe, Trois - Rivières, Hamilton, London, Rimouski, Sherbrooke, Chicoutimi, Nicolet, Valleytield. Elles se lèvent, ces Eglises, parées de leur première beauté et encore remplies d'une sève toute jeune, elles se lèvent, grandissent, se développent sous la vigilante direction de leurs pasteurs, et elles témoignent hautement de la vitalité de la foi canadienne.
Vous avez done aimé l'Eglise, mes Frères, puisque vous lui avez donné des âmes et accru son empire.
Mais aussi, disons-le par reconnaissance, FEglise vous a toujours aimés. Elle a eu pour vous une prédilection particulière, et vos évêques peuvent vous dire st à Rome on aime le Canada. Et puisque la fête de ce jour n'est que l'aurore d'une fête plus belle encore, pourquoi ne rappellerais-je pas iei ectte marque suprême de maternel amour que l'Église vous à donnée, en faisant descendre li pourpre romaine sur Fun de vos enfants ?
Eminence, d'autres voix célébreront demain les vertus et les mérites d'un demi-siècle de sacerdoce. Laissez-nous vous dire aujourd'hui qu'en vous le Canada catholique peut s'admirer et se réjouir, qu'en vous il trouve Ja récompense de son zèle pour la gloire de Eglise, qu’en
vous et avec vous il peut chanter hymne de l'action de
140 SERMON DUR. P. HAGE
ŒTACCS : Magnificat NL tell Dominion, qu'un fecit mi FI
magia, qui polens est. Mon âme bénit le Seigneur, car le Tout-Puissant à fait en moi de grandes choses,
Oui, nat'on eanadicnne-française, vous avez fait de 7 grandes €1oses, et vous-même vous êtes grande. Vous de êtes grance, parceque vous avez aidé l'Eglise, défendu ol | jé l'Eglise, aimé l'Eglise, Vous êtes grande, parce que vous li | avez conservé les traditions de vos pères, et que vous pouvez prononcer sans rougir les noms de vos ancôtres. | Vous êtes grande..., et cependant ... pa | LI su) Après la gloire, les craintes, cri Mes Frères, que ce mot ne vous étonne pas. La lutte du ép mal contre le bien n'est pas d'aujourd'hui. Toujours il y a cto eu À côté et à l'encontre des vaillants défenseurs de la IT s vérité, les tenants opiniîtres de l'erreur ; à côté et à à l'encontre des féaux chevaliers dela vertu, les malheureux $ serfs du vice et du péché, Cette lutte cest nécessaire : com- le mencée à l'heure de la première faute, elle ne finira qu'à ot l'heure du triomphe suprême. En face de cet antagonisme sur de tous les jours, nous avons le devoir, comme on Fast bien Pre dit, non pas de vaincre, mais de combattre, Combattre, c'est To tout l’homme, L'homme doit combattre pour conserver sa bil | vie matérielle et physique à l'abri de tous les dangers qui uti la menacent ; il doit combattre pour garder sa vie morale ent contre les secousses du dedans et les surprises du dehors ; du il doit combattre entin pour assurer sa vie politique et na religieuse contre les ennemis qui veulent la détruire. Et de ainsi l'homme trouvant partout et toujours des ennemis, lvr doit, malgré les résultats du passé, craindre pour PFavenir. | cér Or. mes Frores, quels sont les ennemis de votre vie reli- vit
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fait de , Vous défendu jue vous 1e vous incûtres,
lutte du Ars il v a rs de la té et À heureux *6+ COomMmira qu'à gonisme a si bien tre, c’est TV OT SA gers qui , morale dehors ; itique et ire. Et nhemis, l'avenir.
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