‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 6 sur 141 · TRANSLATION DE LA RELIQUE DE SAINTE ANNE · texte numérisé non relu

TRANSLATION DE LA RELIQUE DE SAINTE ANNE

sérieux, inattendus ; mais rien ne le rebute. Il n’épargne ui fatigues, ni prières, ni démarches d'aucune sorte, Il va jusqu'au saint-père : le saint-père intervient, par considération pour l’Eglise de Québec et son premier Pasteur. Les Bénédictins de Saint-Paul-hors-les-murs accordent

eufin la relique tant désirée 1,

Chargé de ce précieux dépôt, le Prélat se met en route pour revenir au pays. Mais en passant par New-York, on le supplie de lexposer à la vénération des catholiques de cette grande cité. Durant trois semaines, la relique reste exposée dans l’église canadienne; des milliers de personnes accourent pour la voir : de nombreuses faveurs sont obtenues à son occasion : les protestants se joignent aux catholiques dans une commune admiration : le nom de sainte Anne est dans toutes les bouches et dans tous les journaux ; et lorsque Mgr Marquis veut quitter New-York, il ne peut le faire qu’au grand regret de tout

le peuple.

Il arrive à Québec et va déposer la relique entre les mains de Son Eminence le Cardinal. Celui-ci règle alors qu’elle lui sera remise solennellement dans une grande fête qui sera célébrée le 26 juillet à Sainte-Anne de Beaupré.

Jamais nous n’oublierons le déploiement et la splendeur de cette solennité, qui eut lieu, en effet, le jour de la Sainte-Anne : plusieurs ares detriomphe, en verdure,

ornés avec goût, sont élevés sur le chemin où doit passer

1— Voir dans l’Appendice, No 1, le récit de Mgr Marquis.

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