DISCOURS DE M, L'ABBÉ F, HE BÉLANGER
d'énergie, et par lt même il a travaillé efficacement à la
prospérité de son pays,
La Providence voulut d'abord qu'ileonsacrât ses talents et ses forces à la grande cause de l'éducation, Ilecomprit que c'était le champ que Dieu lui donnait à cultiver, que c'était la patrie qu'il devait servir, ‘Aussi lenscignes ment n'eut jamais de difficultés pour Tui, tant il savait y mettre de méthode, d'autorité, de clarté et de science,
C'est durant ces années d'enseignement que Dieu appelle soudainement à exercer un antre apostolat. Le typhus en 1847 promène ses ravages dans notre pays Les ouvriers de la vigne du Keigneur n'étant pas assez nombreux, le jeune professeur s'otire volontiers à l'autorité ecclésiastique, Il ne craint pts d'exposer ses jours, à l'endroit du pays le plus périlleux, à a Grosse-fsle, an chevet des malades et des mourants I <v rend, et sur ce théatre de su charité et de son dévouement, 11 «e prodigue, jusqu'à ce qu'enfin, atteint lui-même par le terrible fléau, dans l'exercice de son ministère héroïque, il se voit conduit aux portes du tombeau.
Je vous le demande, Son Eminence at-elle servi sa patrie dans ces jours de détresse et de malheur ?
Le jeune professeur revient à l'enseignement qu'il affectionne tant.
Je voudrais voir réunis ici ce soir tous les députés, tous les ministres, tous les juges, tous les évêques, tous les prêtres formés par ses soins. Tous proclameraient bien haut que c'est de lui qu'ifs ont appris à servir leur religion et leur patrie.
At ! c'est que Son Eminence aimait l'eœeuvre de l'éducation ; Elle aimait le Séminaire, cette patrie que Dieu
lui avait donnée à servir, Jugez-en par cet extrait d'une
16 DISCOURS DIM, HO ABB FSI BEÉLANGENR
réponse qu'Elle ft on quittant cette Fnstitution pour monter sur lo trône cpiscopul ‘do Québec Tan était a doux ot at awréable, dital de voir réunie
cette nombrouse funitle du Séminaire de Québee, de FU
versité Laval, du Collôvo de Bévis, à la tôte do laquelle l la Providence nravait places comme supérieur et comm recteur le savais que dans tous los eatire mon affection avait un fidèle éeho, et je sentis que nous ne fusions
tous ensemble qu'un ecaur et qu'une me, dans la pensée
commune de servir la cause de Ta religion et de la patrie,
fêy | los uns en commandant onu en enserenant, Tes autres en ke préparant par Pobéissanee et par Fétude, à remplir Tes
dessoins Lo la Providence,
Se Hélis M fautal done que des Lens st étroits se trouvent brisés tout--coup li. Fautal quitter cette maison où jai trouve des pores dévours, des sontrères pleins d'aflection, des enfants qui nront pavé au eentuple, par leur docilite, le peu de bien que j'atessavé de leur faire Paurais espéré VOVivre, Voimourir, V reposer au milieu de ecux qui furent autrefois mes maîtres et mes modèles Triste condition des enfants d'Adam, dont les projets les plis légitimes ( aboutissent trop sonvent à li déception MA mon grand È ( malheur, Jai préché, exalté, recominandé et ensetené l'obéissanee avec trop de 7816, pour avoir le droit de ns N soustraire atjourd'hut...,7 (
Lo voilarehevôque, Cette haute dignité Tai fuit estimer encore davantage la eause de Fédueation, Je serais trop long si jindiquais du doigt seulement les services rendus à cette grande eause depuis les prenners jours de son épiscopat,
’ Qu'il me suflise de signaler sos consoils dans le bureñn de l'éducation, la part active prise dans li question des
écoles du Nouveau-Brunswiek er du Nord-Ouest, la quête
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réunie LelUni laquelle CON fleetion (IRIONR a pensée a patrie, res OT 8O
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annuelle qu'il a commandée dans tout son dioetse pont soutenir les écoles catholiques d'une provinee sur, et onfin eette protestation énergique qu'ila signée avec NN.SS. lou Éveque . el quon nous mettait mous le YOUX ces jours derniers, protestation qui rend st bien Les senti ments de tons Les core eana en eteathotiques à l'égard de nos freres du Manitoba,
Son Ennence le Cardinal a rendu ausst, bien dea fois, des gorvicos épinents at port de vue politique, ceat-it dire, qu'il a onsotgnie en inattre 4 ceux qui Kocetipent de politique leurs devoirs en cette omatiore si hnportante, Je n'en veux pour preuve que son magnifique mandement promulenant Fenevelique de Léon MIE sur la Constitutiondes Etats, et ses nombreuses cireutaires ur suet des Elections, etrenubures remplies de consoils prudents et patriotiques
A l'exemple de Léon \ IT, Sol Éininence a indiqué aux différentes rociétés de travailleurs le bat qu'elle doivent so proposer, et les inovon pour atteindre ce but. Elle a défini les droits des Patrons et les devoirs de Ouvriers is et fasse le Ciel que Patrons et Ouvriers Tai obéissont !
“oi Éininonce a oneo! favorisé par tous les HOYCOTS 61 son pouvoir la belle cause de lai Colonisation, Cest Son Eminence qui a fondé a Société de Colonisation," dont les heureux eflets se font sentir par tout le dioebse, C'est Elle qui, chaque année encore, appelle toutes ses ouailles heontribuer à cette œuvre, Cost Elle qui a fondé soixante ot ONZE PATOISRES ot INISSIONS oil les Canadiens viennent se grouper autour du clocher de Léglise, C'est Elle qui tant de fois #'est éimue à la vue du torrent de Fémigration aux Etats Unis, et qui tant de fois aussi a indiqué comme remède à ce mal la colonisation du Manitoba, ecette pros
vinee sœur,