‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 68 sur 141 · DISCOURS DE M. L'ABBÉ F. H, BÉLANGER · texte numérisé non relu

DISCOURS DE M. L'ABBÉ F. H, BÉLANGER

Le Cardinal a encore un titre spécial à la reconnaissance de ses concitoyens, à raison des services rendus à sa patrie par l'encouragement qu'il a donné aux chemins de fer.

Voyez le Chemin de fer du Nord, aujourd'hui le Paci- Jique Canadien, voyez le Québec Central, ces deux chemins de fer qui, aujourd’hui surtout, nous donnent les plus belles espérances. Longtemps ces vastes constructions n'ont été que projets. Toute espèce de préjugés venaient à l'encontre de ces deux grandes entreprises. Son Eminence comprit la situation, Elle éleva la voix, les préjugés tombèrent ; et maintenant nous devons en justice proclamer qu'à Elle revient une part du mérite d’avoir mené cette entreprise à bonne fin.

Enfin, permettez que je remereie, au nom de tous, Son Eminence du dernier bienfait qu'Elle nous a accordé : Ja nomination de Ka Grandeur Mer Bégin comme son successeur, Vos applaudissements en disent plus que mes faibles paroles.

Messieurs, je n'ai fait que lever un coin du voile qui cache la vie toute religieuse et toute patriotique de Son Eminence le cardinal Taschereau, et à la vue du

spectacle grandiose que vous venez de contempler, vous dites tous comme moi : AD MULTOS ANNOS, longue vie à

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No 8 DISCOURS DE M. WILFRID LAURIER

AL. le Président, ML. F'Anirul, Mesdames et Messieurs.

Je ne sais si je fais erreur, mais il me semble que vous avez bu cette santé avec plus d'enthousiasme encore que les précédentes. A voir Pentrain avec lequel vous avez levé vos verres à la proposition de M. Vallée, il m'a paru manifest que de toutes les poitrines s'élevaient de sincères aspirations pour la santé du parlement canadien. Certes, ec n'est pas sans besoin, et je souhaite que vos vœux soient entendus et surtout qu'ils soient exaucés, car, je vous le dis avec regret, li santé du parlement canadien est déplorable. M. Vallée ne vous en à rien dit, et pour cause : il ne fait pas partie du Parlement, Mais j'en suis, moi, et j'en puis parler avec lautorité qu'il n'a pas et qu'il n'a aucun droit de m'envicr, Du reste, messicurs, vous-mêmes voyant les choses, encore que ce ne soit qu'à distance, vous avez sans doute remarqué, et remarqué avec chagrin, que la complexion du parlement du Canada n'offre pas ces belles couleurs, ecs vives couleurs, ces rouges couleurs qui sont l'indice ecrtain de lasanté dans l'ordre naturel, et j'ajouterais dans l'ordre politique, si je ne voyais ict mon ami M, Chapais, qui serait bien capable de prendre exception ee que j'aflirme, Quant à moi, cependant, je parle avee conviction, et je suis obligé d'ajouter que le mal est encore plus réel que n'indiquent Îles apparences, Malheureusement aussi 1 malne date pas d'hier 5 il remonte déji À plusieurs

années, Les patriotes, au moinsles patriotes demon école,

1— La santé du Parlement du Canada, quiavait été proposée par

M. Roch-Pamyphile Vallée,

jt longtemps espéré qu'en étant périodiquement retrempé dans le peuple, la santé du parlement serait améliorée et qu'un beau sang rouge finirait par couler dans ses veines, Erreur ! Illusion ! Comme vous le savez—ct je le sais

encore nieux=—cet espoir devait toujours être déçu.

Iereule, dans sa lutte avec Antée, quand il touchait la terre, retrouvait ses forces, Quel que puisse être le parlement canadien, sous ce rapport il ne ressemble nullement à Hercule : chaque fois qu'il vient en contact avec le peuple, au lieu d'y gagner une complexion plus vigoureuse, il en revient avec un teint bleuâtre, de plus en plus bleuñtre, qui n'annonce rien de bon. Enfin, si je ne eraignais de comparer le profane au sacré, je vous dirais que le parlement canadien me rappelle toujours le jugement dernier ; il s'y trouve plus de boues que de brebis, beaucoup plus d'appelés que d'élus. Cependant il faut être juste, et la vérité m'oblige à dire que le parlement est pavé de bonnes intentions. Le malheur est que jamais ou presque jamais ces bonnes intentions ne deviennent de bonnes actions, Et pourtant ni les avertissements charitables, ni les remontrances, ni les saines propositions ne lui font défaut : des remontrancees, des avertissements, des propositions saines, il en pleut chaque session, et le parlement reste toujours le même. Ah !je me hâte de vous le dire pour dégager ma responsabilité, je suis de la minorité, j'en bénis mon étoile, je suis du petit nombre des élus. Ah !«i tout le reste du Pays était comme Saint- Roch, comme Saint-Sauveur, la complexion du parlement serait bien différente ! Mais il n'y a qu'un Saint-Roch li n'y a qu'un Saint-Sauveur !

Cependant, puisque je fais partie de Ta minorité, à un point de vue mon témoignage ne saurait être suspect, Malgré des défaillances que rien ne saurait excuser, des erreurs qu'ilest facile d'oublier, tenant compte de ce

trempé orce ct veines, le sais

chait la e parle- IMement avec le s vigouen plus 1 je ne s dirais le juge- : brebis, til faut lement e jamais nent de SCINeENTS 0sitions sements, mn, et le hâte de » suis de nombre ie Saintirlement Roch fil

té, à un suspect.

ser, des

( de ce

mélange de bien et de mal qui se trouve inévitablement dans toutes les œuvres humaines, le parlement canadien a encore droit au respect, et je me joins cordialement au vœu exprimé par M. Vallée, qu'il saura en toute occasion rendre justice à chacun, suivant que justice est due à chacun, et qu'il saura toujours rester digne de son passé dans lequel se trouvent des pages d'une incoinpaable grandeur,

Messieurs, nous sommimes réunis ce soir pour célébrer la cinquantième année de l'existence à Québec de x société Saint-Joan-Baptiste, pour célébrer la fête par excellence des Canadiens-Françuis, La santé qui vous est proposée dans ce moment, ce n'est pas la santé de la législature de Québec, dela législature par excellence des Canadiens- Français, c’est la santé du parlement du Canada, de cette autre législature plus vaste, avec des pouvoirs plus étendus, dans laquelle se débattent Jes droits ct les intérêts et des Canadiens-Francais et des Canadiens de toute origine, Dans ces simples rapprochements, il se trouve des considérations quisurgissent en foule et qui S'inposent tumultueusement à l'attention. Quel est pour nous, qui sommes d'origine francaise, le devoir du moment ? Quelle tîche se dresse devant nous ? Quel ideal appelle OS aspirations ? A ces questions je n'ai qu'une l'éponse : c'est en nous tournant vers le passé que nous trouverons la solution du problème pour Favenir,

Quand Ta société Saint-Jean-Baptiste fut fondée à Québee, il y a maintenant cinquante ans, nous étions au début du régime de l'Union, au lendemain de l'insurrection de 18357. Une dre venait de sc clore, une ère nouvelle allait s'ouvrir. Avec Père qui venait de se clore, allait disparaître influence politique de l'homme qui fut sans contredit le plus cloquent champion de sa race, et, maleré des fautes et des erreurs, la plus brillante incarnation de

la nationalité française ; car bien que M. Papineau soit revenu plus tard sur la scène politique, son rôle efficace comme homme d'état se termine avec la fin du régime de 1791. Avec la nouvelle tre, allait paraître un homme d'un prestige moins éclatant, mais dont l’inperturbable bon sens et la carrure d'idées étaient du génie. Ce qu'il valeplus à admirer dans œuvre de M. Lafontaine, c'est la sureté de coup d'œil avec laquelle il sut tirer parti des événements, et faire entrer les Canadiens-Français dans PUnion tout en leur conservant leur caractère homogène, Je n'ai pas besoin de vous rappeler que là pensée qui avait inspiré l'acte d'Union était une pensée homicide. Le caleul avoué était que dans le nouveau régime l'idée française allait être noyée. L'Union fut accueillie avec stupeur. L'idée dominante parmi nous à cette époque était qu'il fallait S'isoler, s'abstenir, se concentrer, faire bande à part. C'était là surtout l'opinion de M. Papineau qui, au retour de l'exil, attaqua le nouvel ordre de choses avec-toute la fougue de son tempérament. M. Lafontaine eut une inspiration plus haute, Il déclara avec force qu'il fallait entrer dans FÜnion, qu'il fallait se joindre aux Canadiens d'origine britannique, qu'il fallait, avec eux et comme cux, prendre notre part des droits, des devoirs créés par le nouvel ordre de choses, qu'en devenant Canadiens dans la plus large, dans la plus complète acception du mot, é'était encore le meilleur moyen d'être Canadiens Français.

Je n'ai pas besoin non plus de vous dire quel succes éminent à couronné cette haute politique. Des démonstrations connne celle d'aujourd'hui en sont la justification la plus éclatante. Nous avons la bonne fortune de compter ce soir à cette table... comment diraï-je ? j'aurais été embarrassé il y a quelques moments sur le choix d'une expression juste ; je n'aurais su si je devais dire des amis

eau soit efficace régime homme urbable Ce qu'il fontaine, rer parti Français aractère er que là 1C pensée nouveau Inion fut ai nous à tenir, se l'opinion le nouvel érament, 1 déclara Ml fallait ue, qu'il part des Lo choses, , dans la meilleur

1el succes démonstification compter uraus été ix d'une des amis

ou si je pouvais dire des cousins venus d’outremer. Après le discours de M. l'Amiral, je n'ai plus d'hésitation, et je vous rappelle que nous avons ce soir, à cette table, des frères venus d'outremer, Is retrouvent partout sur cette terre d’allégeance britannique les couleurs de France, dans les rues, dans les églises, sur les places publiques, dans nos cœurs, dans nos cœurs surtout, Nos concitoyens d'origine anglaise comprennent que puisquele sang de la France coule dans nos veines, nous serions moinsque des hommes si Pamour de la France ne eoulait pas aussi dans nos veines avec chaque goutte de ce sang, Et nous, d'un autre côté, nous n'hésitons pas à proclamer que nous aimons, que nous respectons cet autre drapeau, cette croix de Kaint-Georges qui abrite tant de liberté, une tolérance si complète,

Nous avons conservé, maintenu toutes ces choses qui nous sont chères, plus chères que la vie. Quel usage en ferons-nous ? Chaque heure nouvelle impose de nouveaux devoirs, Quel est encore une fois le devoir de l'heure présente ? [ne manque pas de gens aujourd'hui qui comme autrefois conseillent lisolement de li langue française, Je ne suis pas de ceux. Kur ce pont comme sur bien d’autres, je suis de la politique de M, Lafontaine. Par tradition, par inclination, par entraînement, je me sentirais porté vers la politique de M. Papineau. Par raison, par réflexion, par conviction, je mme suis de plus en plus attaché à l'idée de M. Lafontaine. C'est dans cette idée féconde, à la fois brave et modérée, ferme et conciliante, que se trouve aujourd'hui comme autrefois linspiration souveraine, Mais les temps sont changés : une fois de plus nous sommes entrés dans une ère nouvelle, Dans cette nouvelle être, ee qui domine, ce ne sont pas les questions politiques, bien que certes elles aient leur inpor-

tance ; ce qui domine, ce sont les questions économiques.

Le cercle est agrandi et il faut se mouvoir dans ce cercle, Comme du temps de M. Lafontaine, il faut aller de l'avant et prendre place au rang le plus avaneé, Laissez moi maintenant vous le dire en toutes lettres : il faut marcher avee Ta civilisation de ce continent, où se résigner à marcher à la queue de cette civilisation, Je dis-la civilisation de ee continent, et je le dis à dessein, car dun côté de Ja frontière comme de Fautre c'est la même civilisation qui domine. Cette civilisation est fondée sur la loi du travail, sur cette loi primordiale imposée à Fhomme dès son origine par le Créateur, sur cette Toi qui, dans cet âge et autour de nous, a été développée à un degré d'intensité inouïe par la race Ta plus active qui soit sur le globe, Cette civilisation, ce qui li caractérise par-dessus tout, e'est de multiplier et de perfectionner Te travail pour l'appliquer à tous les besoins de lhomme : c'est de créer la richesse et répandre le bien-être dans toutes les classes de la société : c'est de construire des chemins de fer, d'améliorer Fagriculture, d'ouvrir des Canaux, d'exploiter des mines, d'exploiter des carrières, enfin, par tous les IOYENS possibles, de trouver du travail pour le plus grand nombre de bras Cette civilisation, il faut y entrer, il faut y entrer résolument ; 11 faut devenir producteurs, où nous résigner à être manœuvres ail service des autres,

Messieurs, 1 faut bien le reconnaître, nous sommes sur ee point déplorablement en arrière, [lv a aux Etats- Unis huit cent mille de nos compatriotes, peut-être un million. Que nos compatriotes des Etats-Unis n'en soient pas offensés, c'est un malheur pour eux, car c'est toujours un malheur de quitter son pays natal: cest une humiliation pour nous qui n'avons pas su ou qui n'avons pu leur donner le travail qu'ils sont allés demander à Fétranger,

On a sans cesse à Ja bouche le mot de patriotisme :

[e cercle, aller de Laissezil faut ou se on. Je dessein, cest la | est foninposée cette loi pee à un ‘qui soit ractérise onner Île homme :

tre dans uire des ivrir des CATTICTCS, Lu travail isation, il t devenir

au scr-

nines sur x Etats- -ôtre un eh soient toujours ie humiis pu leur

ranger,

otisme

nous n'avons pas le droit d'en parler, ausst longtemps que nous ne saurons pas garder les enfants dece sol, sur ce sol ou il y a place pour cent millions d'fimes, Les patriotes, les vrais, ce ne sont pas ceux qui parlent, je m'aceuse ie tout le premier, Les patriotes, les vrais, ce sont ceux qui agissent et qui travaillent, Les patriotes, les connaissezvous ici dans Saint-Roch? Je vais vous les nommer, pas tous, quelques-uns seulement Laliberté, Rochette !

Bresse, Migner, Pâquet,

Bresse, qui a ouvert ici l'industrie

de la chaussure ; malheureusement 11 n'est plus avec

nous : Migner, son élève, quia dépassé Faœæuvre du maître : Piquet, le vicillard toujours jeune, dont activité aug-

mente avec les années: Laliberté, qui est en train de

révolutionner le commerce des pelleteries: Rochette, toute

une famille de travailleurs.

La civilisation de ce continent est fondée sur le travail et la prévoyance, sur le travail qui produit, sur la prévoyanee qui ateumule la production. Messieurs, je ne

sais pis flatter, j'aime tropomes compatriotes pour ne pas

savoir leur dire la vérité. Que ma langue S'attache à

mon palais, si jamais elle devait déguiser Tes convie

tions de mon Ame ! Mossiours 11 faut bon FPavoucor.

jusqu'ici nous avons manqué de ces deux qualités

maîtresses, Il est rare parmi nous de trouver deux générations de travailleurs. Ilest rare que le patrinoinc acquis par le père he soit Pas dissipé par le fils. Vovez

notre ancienne noblesse; vovez le grand rôle qu'elle

aurait pu jouer, avec son instruction et ses richesses :

aujourd'hui éteinte, presque entièrement disparue,

IT est des exceptions sans doute, il en est une notable

entre toutes, Quel est, à votre sens, le plus beau nom de la race francaise en Canada. Est-ce Papineau ? Est-ce Lafontaine ? Papineau et Lafontaine ont été comme des

imétéores dans la nuit ; mais il y a parmi nous une illustration perpétuelle qui pour moi a encore plus d'éclat, Le plus beau nom de la race française en Canada, e’est le nom de cette noble famille dans laquelle le talent, le euractère, l'honneur, Ja force, Te traviul sont héréditaires : qui, à toutes les générations depuis cent ans, à fourni des patriotes et des travailleurs dont l'empreinte à été marquée sur les hommes et les choses de leur temps : qui au début de ce siècle avait l'honneur de compter un martyr de la Tiberté dans les prisons du gouverneur Craig ; qui à donné cinq juges à la magistrature, un archevêque à l'Eglise du Canada, un cardinal à Eglise universelle ! Saluons, messieurs, ec glorieux nom de Taschereau salnonsle avec respect, non pas seulement parce que nous avons avee nous Ja plus illustre personnification de cette noble famille, mais parce que ce nom est le symbole de ces vertus viriles qui seules font

les grandes races etles grandes nations,

\Lessieurs, je suis trop bien connu ici, dans Saint-Roch, pour qu'il me faille vous rappeler que je suis un démocrate, Jappartiens à la roture, mais je laffirme avec la plus grande sincérité, c'est avec un regret toujours renaissant que je VOIS l'extinction cradueïle de Ces vicilles familles, autrefois si illustres, Quand je vais dans mon pays natal, et que je vois le domaine selgneurial en ruine, 1es bois coupés, les jardins rasés, Ie pare devenu pâturage, le manoir occupé par un excellent homme, mais décidément par trop utilitaire, je me sens pris d'un invincibl sentiment de tristesse, Je voudrais encore voir le manoir aux mains de ses anciens maîtres, dans Fétat d'aisance et de splendeur qui caractérisait jadis Teur train de maison. Nous sommes dans un âge et dans un pays démocratiques : mais la démocratie idéale, la démocratie chrétienne telle qu'elle doit exister sur ee continent n'est pas fondée sur

Les

port rep qual J tism cett(

ous une 8 d'éclat.

a, cest le talent, Je t hérédint ans, 4 ipreinte il LH CO ps ; nipter un UVerNeur ature, Un à l'Eglise nom de seulement illustre Ce que ce

ules font

int-Roch, Hnocrate,

la plus enAISsANt familles, avs natal, les bois urage, le s décidénvincible e manoir usance ct » AisON, ratiques :

nne telle

hdce sur

un sentiment vil; elle n'envie à qui que ce soit ni la grandeur du nom, ni lPéclat du rang, ni la splendeur de la fortune, L'idéal de la démocratie est de répandre le bien-être plus univercellemeut, plus profondément dans toutes les classes, et de mettre à la portée du plus humble ces dns du Créateur qui jadis étaient l'apanage exelusif des classes privilégiées,

Messieurs, je ne viens pas ici prècher lévangile de l'égoïsme ; pardonnez-moi cet aceouplement de mots

échappé À la chaleur du Pioment, je he viens pas, dis-je,

prècher l’égoïsme, mais permettez-moi de vous le rappeler,

Ôines chers compatriotes : si nous voulons être quelque chose, si nous voulons nous souvenir un peu du rôle que la France à joué en Europe, encore une fois permettezmoi de vous le rappeler, nous marriverons à rien que par le travail, Pénergie, la persévérance, Féconomie, la frugalité ; et avant toutes choses 11 faut avoir la fierté de soimême, et la fierté de la grande nation dont nous sommes

les descendants.

No 9.

DISCOURS DE M. EL. P. PELLETIER Messieurs.

Vous avez accueilli avec une faveur signalée le toast porté à la Législature de Québec. Avant été invité à 1 répondre, je n'acquitte de ce devoir avec plaisir en ma qualité de dépaté à l'Assemblée légis'ative,

Je devrais peut-être me borner à vous parler de patriotisme en présence An spectacle qui nous est offert, dans

cette salle dont le nom historique rappelle des souvenirs

qui nous sont chers, À eot endroit où viennent battre à l'unisson tant de cœurs pour lesquels la patrie est une vraie religion, Minspirant de ces superbes décorations que je vois partout, puisant dans votre enthousiasme tout ee qu'il faut pour exalter Pme et la ravir, il me semble que des paroles convainenes monteraient spontanément de mon cœur à mes lèvres si je voulais vous parler des grandes gloires du passé, de notre histoire, dont un poëte il dit avec l'aison qu'elle est un écrin de perles iwnorées,

et dont il voulait baiser avec amour les pages vénérées,

Mais pour cela, il faut pouvoir faire résonner à vos orcilles les notes Tes plus douces de ectte grande musique qui s'appelle l'éloquence, Cest pourquoi je luissora (He soin aux Mozarts de lai parole que vous avez entendus avant moi, et à eeux qui me suivront : je me contenterai de vous dire combien toute la législature de Québec est heureuse de la paix et de l'harmonie qui règnent en cette province, entre toutes ses populations de race où de croyance différentes. Les circonstances ayant voulu que j'aie eu à m'occuper un peu de la grande question de l'éducation de l'enfance, je voudrais vous dire un mot sur ce sujet, non pas pour vous faire de vains éloges, mais pour vous expliquer comment nous entendons donner une réponse éloquente et patriotique à ceux qui, nous conniussant mal ou désirant nous diffamer, feignent de voir dans notre systeme d'éducation une relique des âges

barbares,

En un jour glorieux comme celui-ci, dans cette fête de l'Eglise à laquelle la fête de la patrie se mêle, semblables toutes deux aux grands courants qui se rencontrent lorsqu'il est naturel pour eux de confondre leurs eaux

limpides, si pures que Fœuvre de Dieu s'y réverbère avec

toute sa merveilleuse beauté comme dans un miroir

t battre À ie est une GCorations asme tout ne semble itanément arler des t un poète iwnorées,

vencrecs,

Hner À vos e musique aisserat ce , entendus ontenterai Jucbec est nt en cette ice ol de voulu que uestion de in mot sur )ues, Is hs donner qui, Holus jenent de

A e des âves

te fête de emblables neontrent rs CHAUX

bère avec

in miroir

d'azur, il mme semble que je ne fais pas un horsd'œuvre

si je vous entretiens pendant quelques minutes du rôle que

jouc hotre chore province tt point de vue de l'éducation,

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