‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 69 sur 141 · NOS LOIS D'ÉDUCATION · texte numérisé non relu

NOS LOIS D'ÉDUCATION

Je ne crains pas de Faflirmer ici, défiant toute contradiction : HOS lois scoluires sont les plus grandes, les plus larges et les pius belles qu'il v ait moyen d'avoir Pour un jeune PAivs comme le nôtre, et je les offre au monde entier comme le plus belexemple qu'il soit possible de suivre, surtout chez un peuple composé d'éléments

hétérogènes au point de vue des races et des crovances,

L'éducation de l'enfance appartient à la religion et à la unille ; le pouvoir publie Ta subventionne, et les contribuables pourvoient aussi à ses ressources financières, 1] est indispensable pour l'enfant dont on veut faire un bon citoyen, qu'on lui apprenne de bonne heure à croire et à prier, car la foi et la prière sont les deux grands biens de l'homme,

C'est pourquoi la religion à sa place marquée sous le toit de l'école, à cet âge où l'enfant recoit ses impressions les plus faciles et les plus durables, L'école sans Dieu est un COTDS SEUIS fine où se préparent le doute et les idées subversives qui font le malheur des peuples, C'est au père et à la mère qu'il appartient d'instruire l'enfant, Ce nouvel arrivé qui vient s'asscoir au banquet de la vie n'est pas la propriété de l'Etat, La Providence fe fait naître entre un père et une mère, deux êtres pour lesquels l'Eglise a béni sur les degrés de l'autel ee suave privilège de pouvoir se tenir par la main quand on s'aime, Mis voilà que l'enfant naît. I lui faut une place : où sera-t-elle ?

Le père et la mère qui étaient si près l'un de l’autre se

regardent et se consultent, La délibération n'est pas

longue ; ils s'éloignent un peu et placent entre eux deux

cet envoyé du ciel qui les réunit de nouveau en donnant

à chacun d'eux une de ses petites mains,

Et voilà que sSest accompli Fun des prodiges qui résultent de lineffable mystère de Ja maternité. Puis ect enfant va grandir, sa jeune äme aura bisntôt soif de connaître quels sont ceux qui ont droit de choisir pour lui la souree vive et pure que son inexpériencene connaît pas. C'est son père et su mère, S'ils en avaient le temps et les facultés, ils devraient donner eux-mêmes à Jeur enfant le pain béni de Fédueation {mais commeils ne Pont pas, ils ont droit de descendre avee Ini escalier paternel et d'aller le confier à des institutions de choix, auxquelles is délègue ours pouvoirs, leur autorité et Teur mission.

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