SÛ DISCOURS DE M, THOMAS CHAPAIS
cours. (Plusieurs voix : non, non, il n’est pas trop tard.) Dans tous les cas, je ne vous ferai qu'un diminutif de
discours.
J'ai accepté comme un honneur l'invitation de répondre à la santé de la presse. Et je remercie la société Naint- Jean-Baptiste, au mien de cette gloricuse célébration dans laquelle sont réunis tous ceux qui participent au grand labeur social, les travailleurs du sanctuaire et du forum, de la science et des professions Hbérales, du commeree et de l'industrie, de l'usine et de la rue, au milieu de cette fête radieuse qui nous donne même la joie de saluer ces vaillants travailleurs de la mer, portant luniforme aimé de la marine francaise, je remercie la société Saint-Jean-Baptiste d'avoir marqué une place et donné une voix aux travailleurs de la plume.
DL plume et ia presse ! Deux puissances, dont l'alliance étroite constitue une force qui pèse d'un poids tantôt salutaire, tantôt désastreux sur les destinées du monde, Dans les temps antiques, la plume était déjà nn merveilleux instrument d'action et de pouvoir moral. La plume de eygne de Virgile immortalisait Enée : la plume d'aigle de Tacite elouait À jamais Tibère au pilori de l'avenir. Mais depuis que Gutenberg a donné au monde l'imprimerie, depuis que la presse est venue multiplier et vingt fois centupler la faculté d'expression et de diffusion de la plume, sa puissance est devenue vraiment formidable et irrésistible, C’est à cela, sans doute, c’est À cette admirable et prodigieuse multiplication de la pensée écrite par la feuille imprimée, que songeait un illustre écrivain de notre âge, Lord Lytton, lorsqu'il écrivait ces mots : “ 7% pen ts inightier than the sword. Ta plume est plus puis-
sante que l’épée.”
Hélas ! nous sommes forcé d'admettre que cette il-
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