ALEX. DUMAS
Auteur des Demoiselles de Saint-Cyr.
Il est un point sur lequel, au reste, je m'empresse de reconnaître que j'ai été parfaitement -l'accord, non-seulement avec le spirituel critique du Journal des Débats, mais encore avec tout le monde. C'est sur l'ensemble avec lequel cette comédie a été jouée au Théâtre-Français, qui reste, quoi qu'on en dise, pour la tragédie et la comédie, le premier théâtre du monde. 11 es! impossible de déployer plus de dignité, plus d'àme, plus d'aristocratie que ne l'a fait ma ravissante comtesse de Saint-IIérem; il est impossible d'éparpiller plus de grâce d'espritet de gentillesse que ne l'a fait ma jolie baronne Dubouloy : ce n'était pas ainsi qu'étaient faites les pensionnaires de madamede Maintenon; tant pis pour elles, voilà tout ce que je puis dire.
Quant kFirmin, il y a longtemps que, pour la première fois, je lui ai adressé mes remereiments. Ma reconnaissance pour lui date de Henri II I ; il y a juste quatorze ans de cela , et en quatorze ans, comme chacun le sait, les intérêts doublent le capital.
Merci aussi à Régnier, si franc, si jovial, si entêté; il a fait du rôle de Dubouloy, le rôle dangereux de l'ouvrage, un type charmant de gentilhomme bourgeois et de bourgeois gentilhomme. Au reste, Dieu merci, le public a pris l'avance sur moi, et je ne lui traduis ici que ses applaudissements de chaque soir.
!e rôle véritablement sacrifié, le rôle qu'un comédien seul pouvait sauver, c'était celui 1 Philippe V. Brindeau s'en était chargé avec un peu de crainte et l'a joué avec beaucoup de talent. Il en résulte que de mauvais qu'il était, le rôle est devenu bon.
Au revoir donc, et à bientôt.
sfssfpa?
CAGLIOSTRO