‹ JudithChapitre 166 sur 547 · CAVATINE · texte numérisé non relu

CAVATINE

C'est un caprice

Qui rend propice

La cantatrice

Au cœur changeant !

Sachez attendre

Un aveu tendre

Qui peut dépendre

D'un seul inslant !

Vous êtes le plus estimable De tous les princes bavarois ; Je devrais vous trouver aimable , Et je le voudrais quelquefois...

Oui, oui, je le voudrais...

Mais... mais...

C'est un caprice

Qui rend proprice, etc.

Maintenant, partez, laissez-moi Seule en ces lieux! je le désire...

Comment, vous hésitez, je croi Vous osez demander pourquoi ?

Pourquoi ? pourquoi ?

(Le prince salue et s'éloigne.)

C'est bien ! c'est bien! vous comprenez ; (A part, le regardant s'éloigner.)

Ah 1 vraiment, tant a'obéissance Me touche le cœur !...

(Haut.) Revenez ! (Le prince accourt auprès d'elle.)

Je vous dois une récompense.

Lui tendant sa main a baiser.)

Tenez ! monsieur, tenez ! tenez 1 (Le prince porte vivement la main de Corilla à ses lèvres.) Vous le voyez !

C'est un caprice Qui rend propice La cantatrice Au cœur changeant!

Et maintenant Partez... oui, parte7. sur-le-champ !

(Le prince sort par le fond.)

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