CAVATINE
C'est un caprice
Qui rend propice
La cantatrice
Au cœur changeant !
Sachez attendre
Un aveu tendre
Qui peut dépendre
D'un seul inslant !
Vous êtes le plus estimable De tous les princes bavarois ; Je devrais vous trouver aimable , Et je le voudrais quelquefois...
Oui, oui, je le voudrais...
Mais... mais...
C'est un caprice
Qui rend proprice, etc.
Maintenant, partez, laissez-moi Seule en ces lieux! je le désire...
Comment, vous hésitez, je croi Vous osez demander pourquoi ?
Pourquoi ? pourquoi ?
(Le prince salue et s'éloigne.)
C'est bien ! c'est bien! vous comprenez ; (A part, le regardant s'éloigner.)
Ah 1 vraiment, tant a'obéissance Me touche le cœur !...
(Haut.) Revenez ! (Le prince accourt auprès d'elle.)
Je vous dois une récompense.
Lui tendant sa main a baiser.)
Tenez ! monsieur, tenez ! tenez 1 (Le prince porte vivement la main de Corilla à ses lèvres.) Vous le voyez !
C'est un caprice Qui rend propice La cantatrice Au cœur changeant!
Et maintenant Partez... oui, parte7. sur-le-champ !
(Le prince sort par le fond.)