‹ JudithChapitre 237 sur 547 · ARNOLD, GUILLAUME, WALTER FURST · texte numérisé non relu

ARNOLD, GUILLAUME, WALTER FURST

GUILLAUME

Tu n'étais pas seul en ces lieux ?

ARNOLD

Eh bien !

Guillaume.

Nous craignons de troubler un si doux entretien.

ARNOLD

Je ne m'informe pas île vos desseins.

WALTER

Peut-être Plus qu'un autre dois-tu chercher à les connaître.

GUILLAUME

Non; qu'importe à Melcthal s'il déserte nos rangs, S'il aspire en secret à servir nos tyrans?

ARNOl n.

Qui te l'a dit?

GUILLAUME

Ton trouble, et Mathilde, et sa fuite.

ARNOLD

Oti m'épie, et c'est toi?

GUILLAUME

Moi-même ; ta conduite A jeté le soupçon dans ce cœur alarmé.

Mais si j'aime?

WALTER

Grand Dieu!

ARNOLD

Mais si j'étais aimé?

Tes >onpçons.

Mathildr ?

GUII LAL'ME.

Elle est notre ennemie.

WALTER

Parmi nos oppresseurs elle a reçu la vie, El Melcthal lâchement embrasse s< s genoux!

ARNOLD

Mais de quel droit votre aveugle furie?...

GUILLAUME

Nos droits? un mot te les apprendra tous : Sais-tu bien ce que c'est que d'aimer sa patrie?

ARNOLD

Vous parlez de patrie, il n'en est plus pour nous.

Je quitte ce rivage Qu'habitent la discorde et la haine et la peur,

Dignes filles de l'esclavage; Je cours dans les combats reconquérir l'honneur.

GUILLAUME

Seraient vrais.

ARNOLD

Mon amour ?

w AI. TER.

Est impie.

ARNOLD

TMO

GUILLAUME

Quand l'Helvétie est un champ de supplices Où l'on moissonne nos enfants,

Que de Gésier tes armes soient complices; Meurs pour nos bourreaux triomphants!

ARNOLD

Si je meurs c'est pour la victoire,

Ce but sourit à ma fierté; Mais je vivrai, mais je vaincrai; la gloire Remplace tout, même la liberté.

WALTER

Pour toi , Gésier préludant aux batailles D un vieillard a tranché les jours;

Celte victime attend des funérailles, Elle a des droits à tes secours.

Ah! quel affreux mystère!

Un vieillard, dites-vous?

WALTER

Que la Suisse révère.

ARNOLD

Son nom ?

WALTER

Je dois le taire.

GUILLAUME

Parler, c'est te frapper au cœur.

ARNOLD

Mon

père .

W Al. TER.

Oui, ton père, Melcih.il, l'honneur de nos hameaux, Ton père, assassiné par la main des bourreaux!

ARNOLD

Qu'entcnds-je ? 6 crime! hélas! j expire! Ses jours qu'ils ont osé proscrire, Je ne lésai pas défendus!

Mon père, tu m'as dû maudire!

De remords mon cœur se déchire.

O ciel! 6 ciel! je ne te verrai plus.

GUILLAUME et WALTER.

1! chancelle, à peine il respire,

Il frémit, le remords le déchire;

De l'amour tous les nœuds sont rompus;

Son effroi remplace son délire.,

Son malheur le rend à s< s vertus.

ARNOLD

Il est donc vrai !

WALTER

J'ai vu le crime.

ARNOLD

WALTER

J'ai vu se débattre et tomber la victime,

ARNOLO

Grand Dieu! que faire?

GUILLAUME

Ton devoir.

Toi?

CHILI AI M[ ru L.

GUILLAUME TKI.l..

Jl fuit molli ii ?

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