SCÈNE IX
LES MÊMES, PAMÉLA, ouvrant la porte et paraissant *.
PAMÉLA, froidement, unchapeau à la main. Madame m'a appelée?
ASPASIE, lui faisant des signes.
Du tout!., c'est Monsieur qui s'imagine que nous avons chez nous des marchandises prohibées.
PAMÉLA
Par exemple!.. M. le commissaire...
SAINT-RÉANT, la poussant.
Je vé'ai bien moi-même...
(il entre dans l'atelier à droite. ) aspasie , bas.
Miséricorde ! Et Céline?
paméla , bas, et montrant la droite.
Chut!., elle est là!
ASPASIE, bas.
Malheureuse !..
paméla, bas.
Je délie qu'il l'a trouve !
ASPASIE, bas.
Comment?
paméla , bas.
Figurez-vous, que... Chut! le voici !
SAINT-RÉANT, reparaissant, et ù part.
Personne !.. Elle a probablement changé d'idée... elle n'est pas venue.
ASPASIE, fredonnant en arrangeant un bonnet.
« Cacbésous les habitsd'un esclave africain...**!
Eh bien! Monsieur?..
SAINT-BÉANT, souriant.
Eh! bien, j'ai tort... j'avaais cru... je n'ai maintenant aucun doute... (A part.) Mettons toujours deux hommes en embuscade dans le café voisin... et cou'ons fai'e de nouvelles déma'ches. (Haut.) Je vous laisse , belle 'evendeuse... et je me flatte que mieux éclai'ée sur vos vé'itables inté'êts, vous n'emb'asse'ez pas le parti de la 'ébellion.
ASPASIE
J'embrasserai qui je voudrai. Monsieur... Mais, à coup sûr, ça ne sera pas vous... (Sèchement.) Désirez-vous autre chose, avec ça? SAINT-BÉANT! à part, en s'en allant. Où diable ai-je donc 'encont'é cette femme?
ASPASIE, à part.
Où ai-je donc vu cet Iroquois?
PAMÉLA , sur son passage.
Quand vous aurez besoin d'une toque à marabouts, voulez-vous notre adresse, Monsieur? SAINT-BÉANT , sortant par le fond.
Ah! au diable !
* Aspasie, Saint-Réant, Paméla.
** Aspasie, Saint-Réant, Paméla.