‹ JudithChapitre 370 sur 547 · GEORGETTE, JOSÉPHINE · texte numérisé non relu

GEORGETTE, JOSÉPHINE

JOSÉPHINE . regardant la corbeille.

Encore des occasions de m'eudetter!.. C'est inoui que, moi, qui suis là femme la moins dépensière... on vienne toujours me tenter!.. Vois donc, Georgette, comme ses fleurs sont bien choisies... d'une fraîcheur...

GEORGETTE. s'approchant de la corbeille.

Oh!., admirables! celle-ci, surtout! Eh! mais... que vois-je au milieu de ces hortensia!., un papier !

(E.le le montre.) JOSÉPHINE.

Que dis-tu?

GEORGETTE , riant.

Un billet doux du premier consul?

JOSÉPHINE, ie prenant vivement.

Pas possible! (Regardant. ) Non... une main inconnue... Qui a donc eu l'audace?., c'est écrit au crayon... (Lisant.) «Au nom du ciel, «Madame, daignez me recevoir... Il s'agit d'un «secret qui intéresse le premier consul. As- »pasie.»

GEORGETTE

Aspasie ?

Ah! oui!.

revendeuse à la toilette que j'ai trouvée ce ma-

* Joséphine, Constant, Georgettei

JOSEPHINE

Je me rappelle maintenant ! une

LA FILLE DE FIGARO

tin chez M"e Tallien, et qui m'a bcaucoupamusée par son caquetage et ses anecdotes. Que veut-elle dire? (nelisant.) « Un secret qui intéressé le premier consul...» Ah! mon Dieu! (Avec effroi.) Un complot, peut-être... quelque conspiration!.. Ces femmes-là savent tout!.. Vite, vite, Georgette, va me la chercher; je veux la voir , lui parler, qu'elle vienne sur-lechamp.

(Georgette sort.)

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