SCÈNE IV
SALNT-RÉANT, seul d'abord; puis, LE VALET, VICTOR, Deux Officiers.
SAINT-NÉANT, à lui-même.
A me'veille !.. et sûr maintenant de n'avoi' que des pe'sonnes invitées par moi-même, je puis do'mir sur les deux oreilles.
LE valet , annonçant.
M. Victor d'Hérigny, lieutenant des guides.
SAINT-BÉANT
Victor... je ne c'oyais pas avoir envoyé d'invitation à ce monsieur... (Voyant les deux officiers qui le suivent) Ni à ceux-ci... Est-ce que je vais avoir tous le Ygiment?.. (Les saluant d'un air contraint.) Messieurs...
VICTOR
Pardon, Monsieur, d'oser nous présenter... c'est sous les auspices de Mme Duperron... SAINT-BÉANT, se remettant.
Ah! très bien, Messieurs... je sais... Si vous voulez entrer dans la salle de bal... * VICTOB, saluant.
Mille grâces!.. (Bas, à ses camarades.) Tâchons d'inviter Céline... et de justifier ce pauvre Edmond, qui, bien certainement ne paraîtra pas
LE valet, annonçant.
M. Edmond Saint-Réaut...
VICTOR
Qu'entends-je?..
SAINT-RÉANT.
Mon frère! comment?.. Je suis sûr pour celui-là...
VICTOR, à lui-même.
La République est sauvée!.. (A ses amis.) Il va y avoir une petitte explicacion de famille qui ne nous regarde pas... (Edmond entre.) nous gênerions les combaltans! Suivez-moi !
(Victor entre à gauche, avec les deux officiers, après avoir salué Saint-Béant et fait un signe de la main à Edmond.)