SCENE VIII
Les Mêmes, CÉLINE, EDMOND, VIC- TOR, LE NOTAIRE, Invités, Hommes et Femmes. *
CHOEUR
Aib : Chœur final de Maico.
Pour cet heureux mariage
Nous voici tous rassembles.
. Aux époux rendons hommage ,
Que tous leurs vœux soient comblés.
SAINT-RÉANT.
Ma chère Céline , nous touchons enfin au moment fo'tuné... M. le noiai.e, vous allez recevoir les signatu'es.
(Le notaire eutre dans le pavillon à droite.) CÉLIVE , jetant un regard sur Edmond.
O ciel ! quand j'espérais !..
EDMOND, bas, à Aspasie.
Vous n'avez donc rien obtenu?
aspasie, bas.
Mon Dieu, non !
edmond, bas.
C'est fait de nous !
victor, bas.
Un bon moyen!., enlevons la mariée... hein? SAINT-RÉANT, voulant faire entrer la société dans, le pavillon.
Allons. Messieurs...
(Monvement des invités.) ASPASIE, masquée, bas, à Saint-Réant.
Un mot, M. le marquis.
saint-réant, impatienté.
Enco,e !
aspasie;, bas.
C'est l'affaire d'une minute.
(Saint-Réant, fait un signe aux invités comme pour
s'excuser, Aspasie et Sainl-Rant sont seuls sur
le devant de la scène. )
ASPASIE, à mi-voix.
Je n'ai omis qu'un petit incident dans mon romande tout à l'heure!.. (Lentement.) Ne seraitil pas possible que le père Dominique... qui ne devait faire qu'un faux mariage... effrayé, saisi de remords... en eût fait un véritable... portant votre signature....
saint-réant, Grand Dieu !
ASPASIE
Et qu'il m'en eût remis une expédition ? (Elle lui montre un" papier.) SAINT-RÉANT, consterné et voulant le prendre. Je suis perdu !
aspasie, bas, et cachant le papier.
Voyez maintenant ce que vous voulez que j'en fasse.
LES INVITÉS, pressant Saint-Réant.
Eh bien?
* Edmond. Aspasie, Victor, Céline, Saint-Réant, le Notaire.
SAINT-RÉANT, troublé.
Voilà, voilà !.. (Rasa Aspasie.) Mariette... âa nom du ciel, que prétendez-vous ?
aspasie, bas.
Le montrer au notaire , à tout le monde, si vous persistez...
SAINT-RÉANT.
Comment?
ASPASIE
Non pour être votre femme, je n'y tiens plus. Dieu merci... je suis guérie!., ou l'aftéantir si vous vous exécutez de bonne grâce.
SAINT-RÉANT.
Mais...
ASPASIE, d'un air railleur.
C'est à prendre ou à laisser.
saint-révNT, à part Bonté divine ! que résoudre ?...
LE NOTAIRE, la plume à la main et sur la porte du pavillon.
Les mariés d'abord.
ASPASIE, faisant un pas ut à Saint-Réant. Vons le voulez ?
SAINT-RÉANT, l'arrêtant.
Un instant, despote ! * Haut et affectant un air riant. Mes chers amis ... mes chers amis.. . vous allez être bien étonnés...
TOUS
Qu'est-ce que c'e: t ?
SAINT-RÉANT.
Je vous avais rassemblés... poor assister sta mariage de ma pupille... et, mon amour pis» elle me faisait vivement dési'er.. (Toutes les fois que Saint-Iléant hésite, Aspasie montre son contrat, qu'elle cache après l'avoir menacé.) Mais à Dieu he plaise que je contraigne un cœur... non que pne sois en d'oit, pa'ce que... certainement... un tuteur... ( Aspasie s'évente avec le papier qu'elle à élevé en l'air. Saint-Rèant effrayé répond vivement) Mais je suis bon parent, et du moment que je sais qu'elle est aimée démon frère, et qu'elle répond à son amour... Avec effort. Je ne demande pas mieux que de les unir,
TOUS
Qu'eiitends-jc ? **
SAINT-RÉANT, à son frère.
Malheureusement... le nouveau décret... s'y oppose... vous n'êtes pas capitaine!
eeee©!««eeeoe»eee<!*e>seeeeee<s«e8eee>ee<»a«>ee«eî»:«î« se £«!*"•»