SCENE IV
CAR'LO
Non , reste.
VARGAS, revcnaat.
Me voici !...
rafaei. , à demi-voix, à Vargtfs.
Oh ça! il nie semble que c'est lui qui te commande.
vargas, troublé.
Vous croyez. .
carlo, à Vargas. Tu vas venir avec moi chez la reine.
VARGAS
Pour cette place de majordome que vous m'avez promise.
RAFAËL
Une place!... Voilà déjà que cela commence, et c'est comme si tu l'avais... car c'est un serviteur exact et fidèle,., un peu cher... je t'en ai prévenu... mais, n'importe, et, quelque soit le prix qu'il veuille y mettre, j'ai une grâce... une dernière grâce à lui demander.
CARLO
Laquelle?
RAFAËL
Ce matin, tu m'avais défendu de regarder, d'approcher celte jeune fille... ce lutin... et malgré tes menaces...
CARLO, efïravé.
Ah ! mon Dieu !...
RAFAËL
Je n'ai pu résister au charme qui m'entraînait vers elle... Je suis tombé à ses pieds... j'ai pressé sa main dans la mienne...
CARLO, vivement.
Et puis...
RAFAËL
Et puis.... j'ai promis, j'ai juré... Je me suis vendu au démon : je lui ai vendu mon âme !
Est-il possible !
RAFAËL
Tu comprends alors, puisque je lui appartiens ù jamais, qu'il ne m'en coûtera pas plus pour l'épouser.
VARGAS, effrayé.
Vous, mon élève!...
CARLO, lui faisant signe.
Tais-toi...
(Vargas s'arrête et se tait.)
ItAFAEL.
Mais que, tille d'honneur ou fille d'enfer, dona Thérésa soit ma femme !.,.
carlo, avec joie, vargas, avec crainte.
Quoi! vous voulez?...
RAFAËL, vivement à Carlo.
Un pareil mariage ne peut pas se faire comme un autre, je le sais... mais, par ton pouvoir auprès de Bclzébuth, lu peux arranger cela de ma-
nière à ce que cela se fasse en un clin d'oeil, el que personne n'y voie que du feu.
CARLO, vivement.
C'est ce que je veux , et à l'instant même.
.J.U.'V. -W.'.. OQ -v. v- 300J0000000003C