‹ JudithChapitre 63 sur 547 · ACTE III, SCENE MU · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE MU

vie jeune fille... Et je le laisserais partir!... Non, non. (Elle fuit quelques pas pour sortir.) — Mais le comte! mon mari, est là... il est 15, auprès de lui ; il m'a semblé qu'il soupçonne quelque chose... et s'il apprend que sa fille... (Elle marche avec agitation.) Oh ! ce serait la mort ! — (Elle se laisse retomber sur !e fauteuil.) Ma belle Marie I souvent j'ai rêvé qu'elle était morle; mais déshonorée!... (Pleurant.) Ah ! même dans un rêve, je n'avais jamais pensé ù cela. — S'il part, ils vont le marier à celle princesse Ulrique... Je ne veux pas. — Les engagemens de sa polilique, voilà ce qu'il va m'objecter, à présent qu'il a séduit ma fille; il me dira que l'intérêt de sa couronne.. (Se levant brusquement.) Eh! que m'importe sa couronne! qu'il y renonce... Je ne puis pas renoncer au bonheur de ma fille, moi! — Ma pauvre Marie! si pure, si heureuse jusqu'à présent... Oh! c'est affreux ! c'est affreux! Et je me trouvais à plaindre ce matin ! Ah ! qu'ai-je donc fait au ciel pour qu'il m'accable ainsi ? Mon Dieu , mon Dieu ! que vous ai-je fuit? Mais ce n'est pas de pleurer qu'il s'agit, le temps presse, il faut l'empêcher de partir. (Elle s'élance vers la porte, le comte paraît.) Mon mari !

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