SCÈNE VIII
Les MÊMES, JOHANN, le DUC, entouré par les gardes qui l'ont emmené. Par la porte du fond entrent au même instant des valets avec des torches.
LE COMTE, avec énergie.
A moi! vous tous... Approchez, on peutm'enteudre; ce n'est pas un homme outragé qui se venge dans l'ombre, c'est un justicier qui prononce une sentence.
(Il se dirige vers l'estrade pour y monter.) LE DUC , s'élançant au pied de l'estrade, en face du comte.
Arrêtez! comte d'Altenberg...Moi aussi, j'ai mon
droit de justice, il est au dessus du vôtre; c'est à moi de m'asseoir sur ce tribunal, à moi de vous juger. Je suis le duc Frédéric-Auguste de Saxe. LE COMTE , reculant.
Vousl
LE DUC , gravissant les marches.
Votre légitime souverain.
(Il ouvre son uniforme et montre sur sa poitrine le grand-cordon de son ordre. Les gardes du comte mettent chapeau bas.)
LA COMTESSE
Ah ! prince! vous vous êtes livré !