‹ JudithChapitre 75 sur 547 · LE DL'C · texte numérisé non relu

LE DL'C

A la foi d'un gentilhomme, et du haut de ce tribunal, je lui dis : Comte d'Alteeberg, moi, l'électeur de Saxe, je casse l'arrêt que tu viens de prononcer. Plus tard tu connaîtras le mystère de celle entrevue; je le jure que la comtesse ta femme est innocente , je te le jure par la mémoire de mon père, qui lut ton bienfaiteur, et qui emporta dans la tombe ton serment de fidélité. LA COMTESSE, à part.

Que va-t-il résoudre?

LE DUC

Dans trois jours, comte, je te donne rendez-vous ou chez moi dans le palais électoral, ou chez toi... Et maintenant, fais ouvrir les portes de ce pavillon, car je vais conquérir mon trône dans les plaines de Dresde.

(Il descend auprès du comte.) LE COMTE , avec énergie.

Duc, je suis le maître ici, et, après Dieu, l'empereur d'Allemagne a seul le droit de casser mes jugemens. Tels sont nos privilèges, que je maintiendrai contre tous. (Avec calme.) Mais je ne porterai pas une main sacrilège sur le fils de Christian VIL Souffrez, Altesse, que je guide moi-même votre fuite.

LE DUC

Venez donc ; mais je ne vous quitterai pas que vous ne m'ayez juré de respecter les jours de la comtesse.

LE COMTE , sans lui répondre, à ses valets.

Allons, des flambeaux !... Faites cortège autour

du prince Frédéric-Auguste!

(Il reprend des mains de Johann et rend au duc son

épée.)

LA COMTESSE, à part.

Merci, mon Dieu ! la vie de ma fille est sauvée !

FIN m Ql'ATIUÉME ACTE.

LA COMTESSE D ALTENBEl«.

LA COMTESSE D'ALTENBERG

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