SCÈNE III
Le COMTE, seul.
Je l'ai résolu, elle vivra. — Mais elle sera morle pour moi ! — Au moment d'accomplir le sacrifice, je sonde les replis les plus secrets de mon cœur, el je me demande si , à mon insu , je n'obéis pas à l'influence d'une passion étrangère... Non! sur mon âme, non; je n'obéis qu'à ma conscience. Cet amour coupable , funeste ivresse qui égarait ma raison, il s'est de lui-même et pour toujours dissipé. Je me retrouve seul au monde ; seul , avec le souvenir lointain du pur et chaste bonheur que j'ai perdu ! Oli ! que ne puisje y revenir à ce bonheur d'autrefois! Que ne puis-je oublier mes fautes et les siennes ! C'est moi qui le premier... Chassons celle inutile pensée.. La roule est tracée, je dois la suivre.