JUDITH DE RETOUR A BÉTUULIE
sauvé de la ruine. » Tout le peuple, ivre de joie, répondit : <( Amen, amen, n
Holoferne était mort ; personne n'en doutait. Néanmoins, comme aucun Israélite n'avait vu de près le général des Assyriens, Judith voulut qu'on appelât Achior, afin qu'il reconnût la tète d'Holoferne. Quand il fut en sa présence, Judith lui dit : « Le Dieu d'Israël à qui vous avez rendu témoignage, en déclarant qu'il a le pouvoir de se venger de ses ennemis, a coupé lui-même, cette nuit, par ma main, la tète du chef de tous les infidèles. et pour que vous soyez convaincu que cela est vrai, voicila tête d'Holoferne! Reconnaissez celui qui, dans l'insolence de son orgueil, méprisait le Dieu d'Israël, et menaçait de vous faire mourir, disant : Lorsque le peuple d'Israël sera vaincu, je te ferai passer au fil de l'épée. )>
Achior, voyant la tête d'Holoferne. fut saisi d'effroi : il tomba la face contre terre et de-
meura quelque temps en proie à la plus vive agitation. L'incroyable victoire, dont il avait la preuve sous les yeux, lui causait une sorte de stupeur. A la crainte de la mort dont il était personnellement menacé, succédait la confiance; à la tristesse, la joie; à l'inquié- Uide, l'admiration, et, avec toutes ces impressions entrait dans son âme la foi au Dieu d'Israël, dont il allait devenir le fervent adorateur. Revenu à lui, il se prosterna aux pieds de Judith : « Vous êtes, lui dit-il, la bénie de votre Dieu, dans tout l'héritage de Jacob; parce que le Dieu d'Israël sera glorifié en vous, parmi tous les peuples auxquels parviendra votre nom. »
SaiTs plus larder, Judith dit à tout le peuple : « Écoutez-moi, mes frères, suspendez cette tète au haut de nos murailles. Et. aussitôt que le soleil sera levé, que chacun prenne ses armes, et sortez tous avec grand bruit, non pour descendre jusqu'aux ennemis, mais comme vous disposant à les atta-
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qucr. Il faudra nécessairement que les postes .ivanccs prennent la fuite, et s'en aillent éveiller leur général pour le combat. Lorsque leurs généraux auront couru à la tente d'Holoferne, et qu'ils n'y auront trouvé qu'un corps sans tète, nageant dans son sang, la frayeur les saisira. Le trouble se mettra dans l'armée et vous choisirez ce moment pour marcher hardiment contre eux. parce que le Seigneur les foulera sous vos pieds, d
Rien de plus sage que le conseil de Judith. Descendre dans la plaine et vouloir se mesurer avec la puissante armée des Assyriens, avant que lamortd'Holoferne eîit été connue, c'était pour les habitants deBéthulie, relativement peu nombreux et affaiblis par la faim et par la soif, courir à une défaite certaine. D'un autre côté, laisser passer le premier moment de stupeur et d'effroi causé dans le camp ennemi, par la mort d'Holoferne, c'était donner aux Assyriens le temps de se reconnaître, de nommer immédiatement un
nouveau général et de pousser le siège de Béthulie, avec une ardeur surexcitée par le désir de la vengeance.
Achior admira la sagesse de Judith et, voyant le prodige que leDieu d'Israël avait fait en faveur de son peuple, il abandonna le culte des idoles, crut en Dieu et fut incorporé au peuple d'Israël, ainsi que toute sa race jus- (ju'à ccjour.
Héflexiun. — La reconnaissance est le premier sentiment des habitants deBéthulie pour leur libératrice. C'est avec juste raison. Tous, honunes, femmes, enfants, riches et pauvres qui, hier encore, s'attendaient à mourir, se voient aujourd'hui assurés de consever leurs biens, leur liberté et leur vie. Telle doit être notre conduite à l'égard de la sainte Vierge. (Jui de nous, dans le cours de sa vie, n'a pas dû à la céleste Judith d'être délivré de quel- ({ue Holoferne ? disons-lui donc dans l'effusion de notre cœur : Tous êtes bénie entre toutes les femmes : puisse notre reconnaissance égaler vos bienfaits!
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A un courage héroïque Judith joint une prudence consommée. Elle empêche sou peuple de compromettre sa victoire, en se jetant imprudemment au milieu des infidèles. Précieuse leçon que nous donne Marie d'éviter les occasions du péché : notre témérité nous ferait perdre le fruit de sa protection. Traitons plutôt Achior. Pénétré de reconnaissance pour Judith et ravi d'admiration pour son courage et pour sa sagesse, il abandonne le culte des idoles et adore le Dieu d'Israël. Renonçons comme lui aux idoles, grandes ou petites, que nous adorons peut-être encore, et gardons désormais notre culte, nos pensées, nos affections et nos oeuvres j)our le seul Dieu vivant et véritable.
Invocations. — Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple : ne soyez pas toujours irrité contre nous.
0 Marie, secours des chrétiens, pi'iez pour la Suède.
Pi'ntiqiif. Faire une aumône.
XP JOUR.
Le camp d'Holoferne.
Aussitôt que le jour parut, les habitants de Béthulie, dociles aux conseils de Judith , suspendirent à leurs remparts la tête d'Holoferne. Chacun prit ses armes, et tous sortirent de la ville en faisant le plus de bruit possible et en poussant de grands cris. Les avant-postes des Assyriens se replièrent sur le camp, où ils donnèrent l'alarme. Les officiers coururent à la tente d'Holoferne pour prendre ses ordres; mais ils la trouvèrent fermée.
Il était de règle que personne ne devait ni frapper à la porte, ni entrer dans la tente du général. Ils prirent donc le parti de faire du bruit, afin de le tirer de son sommeil; mais
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aucun mouvement no se remarquait dans l'intérieur de la tente. Comme le temps pressait et que tous les officiers supérieurs arrivaient successivement, on prit le parti de forcer la consigne. Quelques généraux dirent aux chambellans : « Entrez et éveillez-le , parce que les rats sont sortis de leurs trous et osent nous défier au combat. » C'est par ce terme de mépris qu'ils désignaient les habitants de Béthulie.
Alors le premier chambellan , Vagao , ouvrit la porte, mais n'osa pénétrer dans l'intérieur de la tente. Debout entre la porte et la draperie qui la séparait de la chambre proprement dite , il frappa dans ses mains , croyant qu'Holoferne , appesanti par le vin , continuait do dormir d'un profond sommeil: silence absolu. 11 frappe de nouveau , proto l'oreille; mais, n'entendant ni mouvement ni respiration, il s'avance , détourne la drajjerie et voit le corps d'Holoferne , étendu par terre , sans tète et baigné dans son sang.
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A cette vue, il pousse un cri lamentable et déchire ses vêtements. Puis, il entre dans la tente de Judith, et, ne l'ayant pas trouvée, il sort et dit à tous les officiers : « Une seule femme juive a mis la confusion dans la maison de Nabuchodonosor : Holoferne est étendu par terre, et sa tète n'est plus avec son corps. » Les chefs de l'armée ayant entendu ces paroles déchirèrent leurs vêtements. Une frayeur intolérable les saisit; leur tête se troubla et tout le camp retentit de cris effroyables.
La nouvelle de la mort d'Holoferne parvint bientôt jusqu'aux derniers rangs de l'armée. Officiers et soldats étaient dans la consternation et ne savaient quel parti prendre. Dans cette indécision, il faut reconnaître un effet de la justice de Dieu. Autrement, qui aurait empêché les Assyriens de se choisir immédiatement un autre chef pour continuer le
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siège? Comment expliquer qu'une armée de cent soixante -dix mille hommes se trouve tout à coup saisie d'une panique universelle et irrémédiable, en présence d'ennemis peu nombreux et jusque-là objet de leurs risées? Mais le Dieu qui résiste aux superbes voulut humilier l'orgueil des Assyriens, comme il avait humilié celui des Madianites, en mettant en fuite leur immense multitude, aux cris de trois cents soldats de Gédéon, armés de trompettes et de flambeaux cachés dans des vases de terre.
Hors d'eux-mêmes, les Assyriens, poussés par la frayeur dont ils étaient saisis, ne pensaient qu'à fuir, il en résulta bientôt un tumulte effroyable. Nul ne parlait à son camarade; tous, baissant la tète, abandonnaient leurs armes et leurs bagages, et se hâtaient de courir pour échapper aux Hébreux, dont ils entendaient les cris et dont ils voyaient les guerriers descendre de la montagne, les armes à la main, pour fondre sur eux. La déroute fut complète. Du haut de leurs murs
les habitants de Béthulie virent leurs ennemis cherchant leur salut dans la fuite , prendre à l'aventure les chemins de la plaine et les sentiers des collines, sans savoir où ils allaient .
Bôflexïon. — A la nouvelle de la mort d'Holoforne, à la vue de sa tête suspendue aux murs de Béthulie , les Assyriens sont frappés de stupeur. Reconnaissant que leur défaite est l'œuvre d'une femme , d'une femme seule, ils poussent des cris déchirants. La honte sur le front et la rage dans le cœur, mais rage impuissante, ils prennent la fuite, chacun de son côté. Le même spectacle est donné au monde toutes les fois que la sainte Vierge remporte une victoire sur le démon. En voyant leur chef vaincu par la divine Judith, les impies poussent des cris de fureur et vomissent des blasphèmes.
Lorsqu'il y a quelques années, la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception fit tomber, sur la tête de Satan, l'éclat de la foudre qui devait l'écraser, du sein de son armée s'élevèrent non plus des cris, mais des hurlements. Que la haine des méchants contre la sainte Vierge soit la mesure de notre
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amour pour elle ; leur frayeur, la mesure de notre confiance et de notre fidélité. Enfants de Marie, cachons-nous dans le sein de notre divine Mère, et, quels que soient le nombre et la malice de nos ennemis, il ne tombera pas un cheveu de notre tête sans sa permission.
Invocations. — Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple; ne soyez pas toujours irrité contre nous.
0 Marie, secours des chrétiens, priez pour les nations hérétiques.
Pratique. — Faire le chemin de la croix.
XÎI" JOUR.
Déroute des Assyriens.
Les Israélites, voyant les Assyriens prendre la fuite, descendirent de leur montagne el les poursuivirent l'épée à la main , sonnant des trompettes et poussant de grands cris après eux. Leur apparition mit le comble à la confusion dans le camp d'Holoferne. Plus de rangs gardés, plus d'ordres entendus, plus de discipline. Chacun se hâtait de fuir où il pouvait. Ce n'était pas une retraite, c'était une déroute.
Comme les Assyriens ne marchaient point en corps, tandis que les soldats de Béthulie s'avançaient par masses et en bon ordre , ils taillaient facilement en pièces tout ce qu'ils rencontraient. Afin que la victoire fût com-
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plète, Ozias s'empressa de faire porter la nouvelle de ce qui se passait à Béthulie , dans toutes les villes et dans toutes les provinces d'Israël. Chaque ville, chaque province choisit les plus braves de ses jeunes gens, leur lit prendre les armes et les envoya à la poursuite des Assyriens. En peu de temps, il se forma une armée considérable et pleine d'ardeur, quipoursuivit les Assyriens jusqu'aux derniers confins de la Palestine, passant au til do l'épée tout ce qu'elle trouvait.
Pendant que les troupes d'Israël donnaient la chasse aux Assyriens , les habitants de Béthulie vinrent dans leur camp abandonné. Ils y trouvèrent un immense butin : des étoffes précieuses , de l'or et de l'argent, de quoi enrichir des provinces entières. Sans cesse on les voyait descendre la montagne et la remonter, chargés de ces riches dépouilles.
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De leur côté, les soldats vainqueurs revinrent à Béthulie, amenant avec eux tout ce qui avait été aux Assyriens , d'immenses troupeaux , leurs bagages , leurs équipages, leurs trésors, en sorte que tous s'enrichirent, depuis le plus petit jusqu'au plus grand. Trente jours suffirent à peine au peuple d'Israël, pour recueillir les dépouilles de l'armée d'Holoferne. Tout ce qu'on put reconnaître qui avait appartenu à Holoferne en or, en argent, en étoffes, en pierreries et en toute sorte de meubles , fut donné à Judith par le peuple.
Le grand prêtre Éliachim vint de Jérusalem avec tous les anciens pour voir Judith. Ces vieillards , au nombre de soixante-dix , composaient le Sanhédrin, ou sénat des Juifs. C'est tout ce qu'il y avait de plus vénérable dans la nation. Par respect pour le Dieu d'Israël dont il élait le représentant, Judith alla
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au-devant du grand prêtre et se prosterna à ses pieds. Éliachim et les vieillards la bénirent tout d'une voix, disant : « Vous êtes la gloire de Jérusalem, la joie d'Israël, l'honneur de notre peuple. Vous avez agi avec un courage incomparable, et votre cœur s'est affermi parce que vous avez aimé la chasteté. (Vest pour cela que la main du Seigneur vous a fortifiée, et vous serez bénie éternellement. » Tout le peuple répondit : « Il en sera ainsi , il en sera ainsi. »
Rien de plus vrai et par conséquent de plus beau que les paroles du grand prêtre à Judith. Vous êtes la gloire de Jérusalem. La victoire quevous avez remportée fait briller, aux yeux de toutes les nations, la protection miraculeuse dont le Seigneur environne la ville sainte et lui procure une gloire qui éclipse toutes les autres. Vous êtes la joie d'Israël. Abîmé dans la tristesse et h. demi mort de frayeur, vous lui avez rendu la vie. Vous êtes l'honneur de votre peuple. Nul autre n'a ja-
mais eu une pareille libératrice. Quand elles apprendront ce que vous avez fait , les nations les plus reculées de la terre seront dans la stupéfaction et s'écrieront : Quelles femmes il y a parmi les Juifs!
La présence du grand prêtre et des anciens de la nation mit le comble à l'allégresse publique. Tous ensemble, hommes, femmes, jeunes filles et jeunes gens étaient dans des transports de joie, qu'ils faisaient éclater au son des harpes et des instruments de musique.
Réflexion. — Judith devient la figure de plus en plus transparente de la sainte Vierge. A Judith fut réservée la gloire de sauver la nation sainte, en coupant la tête d'Holoferne. A Marie, et à Marie seule, a été donné le pouvoir de sauver l'Église en écrasant la tête du serpent. A cause de sa victoire, Judith fut proclamée par le grand prêtre la gloire de Jérusalem , la joie d'Israël , l'honneur de son peuple. A cause de ses victoires, Marie est
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proclamée par tous les siècles, la gloire, la joie, l'honneur de l'Église et du monde.
Judith dut sa victoire à sa chasteté. Marie doit les siennes à sa pureté sans tache. Parce qu'elle a été la plus pure des vierges, Marie est devenue la mère toute puissante du Dieu tout puissant. Nous mêmes voulons-nous être puissants contre nos ennemis, soyons purs. L'empire que nous avons sur nous est la mesure de celui que nous avons sur les autres.
Invncatiom. — Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple : ne soyez pas toujours irrité contre nous.
0 Marie, secours des chrétiens, priez pour la Turquie.
Pratique. — Mortification de la vue.
XIIP JOUR.
Cantique de Judith.
Au milieu de l'enthousiasme universel, Judith gardait un modeste silence. Tout ù coup l'Esprit du Seigneur tombe sur elle et lui inspire un des plus beaux chants que l'oreille humaine ait jamais entendus. Le Dieu qui avait armé son bras voulut lui-même célébrer sa victoire.
Judith commence : u Chantez au Seigneur, au son des tambours et au bruit des cymbales. Modulez de nouveaux accords : exaltez et invoquez son nom. » A peine tombée des lèvres de la jeune prophétesse, chaque parole de cet inimitable cantique est répétée dar tout le peuple, au bruit de mille instruments de musique. L'enthousiasme va crois-
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sant et arrive, on le conçoit, jusqu'il une sorte de délire.
Judith continue : « Le Seigneur met les armées en poudre : Jéhova est son nom .
« Il a placé son camp au milieu de son peuple, afin de nous arracher aux mains de nos ennemis.
u Assur est venu des montagnes de l'Aquilon, dans la puissance de sa force. Leur multitude desséchait les torrents : leurs chevaux couvraient les vallées.
« Il disait qu'il hrûlerait mes campagnes et égorgerait mes jeunes gens; que mes enfants deviendraient sa proie, et mes vierges ses captives.
« Mais le Tout-Puissant l'a frappé : il l'a livré entre les mains d'une l'emme et il l'a tué.
« Ce ne sont ni de jeunes guerriers, ni des hommes forts, ni des géants qui ont terrassé leur colosse : c'est Judith, fille de Mé-
rari, qui l'a vaincu par la beauté de son visage.
« Elle a quitté ses habits de veuve ; elle s'est parée des ornements de sa joie, afin de procurer le triomphe des enfants d'Israël.
<( Elle a rehaussé avec un parfum les couleurs de son visage; elle s'est fait de ses cheveux une élégante coiffure, surmontée d'un diadème; elle a mis une robe brillante, afin de le séduire.
« L'éclat de sa chaussure l'a ébloui ; sa beauté a captivé son âme : elle lui a coupé la tète avec sa propre dague.
« Les Perses ont été épouvantés de ma constance ; et les Mèdes de mon audace.
(c L'armée des Assyriens a poussé des hurlements, quand ont paru les miens, affaiblis et mourants de soif.
(( Les fils des jeunes femmes les ont percés de coups, et les ont tués comme des enfants qui s'enfuient. Ils ont péri dans le combat, devant la face de Jéhova, mon Dieu.