‹ Judith et Esther, mois de Marie du XIXe siècleChapitre 26 sur 72 · CANTIQUE DE JUDITH · texte numérisé non relu

CANTIQUE DE JUDITH

n Chaulons un hymne au Seigneur; un hymne nouveau à la gloire de notre Dieu.

«( Jéhova, mon Dieu, vous êtes grand : la puissance est votre gloire : nul ne peut vous résister.

a Que toute créature vous obéisse : vous avez dit, et tout a été fait. Au souffle de voire bouche, toutes choses sont sorties du néant : nul ne résiste à votre voix.

«(Vous les regardez, et les montagnes sont ébranlées dans leurs fondements, et les océans jusque dans leurs profondeurs, et les pierres se fondent comme la cire.

« Mais ceux qui vous craignent, Seigneur, seront toujours grands devant vous.

(( Malheur à la nation qui s'élèvera contre mon peuple. Jéhova le Tout-Puissant se vengera d'elle, et la visitera lorsque l'heure sera Venue.

« Il enverra dans leur chair le feu el le> vers, afin qu'ils brûlent et qu'ils soulfrenl éternellement. »

8 0 TKEIZIEME JOUR.

Réflexion. — Judith a remporté la plus brillante victoire . Son courage est sans exemple. Son nom béni est dans toutes les bouches. 11 vivra de génération en génération jusqu'à la fin du monde. Néanmoins, toujours humble, Judithne s'attribue rien à ellemême. Au Seigneur elle renvoie toute la gloire de son entreprise. A sa louange elle entonne un cantique d'action de grâces et veut que tout le peuple le répète avec elle.

Ici, comme partout, Judith n'est-elle pas la figure de Marie? Sa cousine Elisabeth la proclame Mère de Dieu et bénie entre toutes les femmes. Que fait la sainte Vierge? Comme Judith, elle est sourde à toutes les louanges qui lui sont données, et fait remonter au Seigneur toute la gloire des grandes choses qu'il a faites en elle et par elle. En réponse à la mère de Jean-Baptiste, la mère du Verbe incarné entonne son sublime cantique : Magnificat anima mea Dominion. L'humilité et la reconnaissance sont le^ vertus des grandes âmes.

Invocations. — Epargnez, Seigneur, épar-

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