VINGT-CINQUIÈME JOUR
Eslher prenne en main notre cause, le sort inévitable de la Révolution. Quant à l'Église, elle n'a rien à craindre. La barque de Pierre peut être agitée, elle ne fera jamais naufrage. Voulons-nous être en sûreté? Demeurons fidèlement dans cette barque où, veillant ou dormant, se trouve toujours celui qui commande en maître aux flots irrités.
Invocations. — Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple : ne soyez pas toujours irrité contre nous.
0 Marie, secours des chrétiens, priez pour l'Afrique occidentale.
Pratique. — Faire souvent et bien le signe de la a'oix.
XXVP JOUll.
Punition d^Aman.
Aller dîner avec Assuérus qui venait de lui iniliger la plus sanglante humiliation, devait être pour Aman un bien triste honneur, pour ne pas dire un pénible devoir. Mais, dans l'intérêt de leur fortune, les ambitieux savent dévorer en secret les plus cruels affronts. Aman se rendit donc au palais et avec Assuérus entra chez la reine, où les attendait le nouveau festin. 11 pouvait être environ deux heures après midi ; car la promenade triomphale de Mardochée n'avait pris qu'une partie de la journée : et Aman, rentré chez lui en toute hâte, racontait encore ses chagrins, lorsque les chambellans vinrent le chercher pour prendre part au banquet de la reine.