‹ Judith et Holopherne, épisode de la première guerre d'Espagne, vaudeville en deux actesChapitre 15 sur 33 · LE COMTE · texte numérisé non relu

LE COMTE

Douter serait un outrage Pour notre grand souverain , Notre souverain.

TllÉRKSINA.

Ah ! Je grâce!...

ENSEMBLE

mérinos, d. gomez et ies femmes à gauche du théâtre. Mon enfant , point de faiblesse] Votre serment ne vous laisse Aucun moyen de reculer ; Le ciel ne fait point de grâce; 11 faut qu'on le satisfasse, £ 11 faut frapper ou trembler!

le comte et (es militaires à droite du théâtre.

Quoique cet ordre nous blesse , Notre devoir ne nous laisse Aucun moyen de reculer.

Quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse , Il faut que l'on satisfasse Celui qui fait tout irembler !

THÉRÉSINA

Ah ! de grâce , de grâce! écoutez la raison!

d. gomez , mérinos et les femmes.

Non , non !...

d. gomez, avec force. Comment, îu ne sens donc rien là, jeune fille?

thérésina. Oui... oui, mon révérend. Toutes les fois que je regarde l'Holopherne j'éprouve un je ne sais quoi...

d. gomez. Bon... C'est la grâce qui agit.

mérinos. Oui , c'est la grâce.

thérésina. Ah! vous croyez que c'est la grâce... C'est possible!

d. gomez, avec joie à Mérinos. Nous le tenons, l'infâme séducteur.

thérésina. Silence! le voilà qui se rapproche .

choeur d'espagnols.

Honneur! {ter) à ce héros qui de la France Rappelle aux yeux de -tous Et la noblesse el la vaillance !

Que son regard »si fier el doux!

Calmons nus alarmes!

Partout sans détour On lui rend les armes.

le comte , aux jeunes filles.

Ici, c'est mon tour.

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