ACTE II, TABLEAU III, SCÈNE V
ta besogne est nombreuse, Ô muet! Ce soir, tu t'es entremis pour le premier baiser et tu couches dans le lit des amants. Et tu m'’eusses percé la gorge on ne peut mieux, j'imagine | (Reposant l'arme et penchée sur Holopherne.) Il dort la bouche entr'ouverte en serrant fort les paupières. Et son souffle est si régulier !... Aïnsi dormait près de moi Manassé. Oui, tout à fait ainsi !... [Il rêve ! (Bas.) Que dit-il? Quoi? (Se redressant.) « L'ennemi.….. » (Un silence.) Comme il dort! (Immobilité et silence absolus. Puis un regard circulaire.) Eh bien, Judith ?
(Elle referme sur elle le rideau du lit. Aucun personnage n'est visible. La lumière s’éleint. Seul un bruissement révèle les mouvements de Judith. Soudain l'assassinat.) .