SCÈNE PREMIÈRE
JUDITH, SAAPH, CHARMI.
Le rempart. La maison de Judith. Une terrasse. Un chemin qui monte. La fin d'un jour accablant. Un ciel embrasé.
CHARMI. | a
Tels sont les faits. Je puis affirmer en conscience que je n'ai rien omis. Bien chère
Yaoudith, vous connaissez à cette heure les événements tragiques qui ont rempli ces cinq journées ineffaçables.
JUDITH, détachée, lointaine.
Soyez sans inquiétude, mon ami respecté. Je ne souillerai pas mes lèvres d’une parole complaisante. La vérité tout entière, je la proclamerai après-demain à la face du Grand Pontife et des Prêtres et des Anciens qui l’auront suivi de Jérusalem !
CHARMI.
J'attendais cette réponse. Mais je vous en admire davantage, S'il est possible !
Mon devoir n’est pas douteux. Ruben n’a pris aucune part à l’entreprise.
CHARMI.
Par bonheur! Il l’eût fait échouer, cet esclave de la foule !
SAAPH.
De quel droit, alors, court-il à Sion, pour y porter la nouvelle et en ramener Joachim et tout le Temple?