SCÈNE IV
La pluie torrentielle, les rafales de vent, le tonnerre qui gronde, d'’incessants éclairs. Le chemin monte à pic vers une sorte de plate-forme parmi les rochers. Sur cette maçonnerie s'élève un gibet. Pendue par les cheveux, la tête d'Holopherne.
(Un temps, la scène demeure vide. Enfin paraïl Judith, ruisselante d’eau, défaite.)
JUDITH, à La lueur d'un éclair, aperçoit d'en bas le gibet et crie :
Holopherne ! (Tandis qu'elle monte, la foudre éclate encore.) Holopherne, me voici! (Elle est près du gibet. La rounre. Un silence.) Tête exsangue, vestige suprême, Holopherne, jamais tu ne me parus plus auguste. (LA roupre. Elle se jette à terre.) Tu t’égales à ce paysage éternel, à cette désolation, à toute cette grandeur! (La rouvre. Criant:) Je t'ai vu! Un astre dans la nuit! O Grave, Ô Magnifique, je me prosterne plus bas. (La rouorx.) O-oh! ses lèvres ont remué! (La rourns.) Oui, toute sa belle
figure s’anime!... Bienheureuse Yaoudith, Dieu te favorise d'un prodige nouveau! (La rouvre.) Holopherne va parler! parler à mon esprit! (La rourrs.) Holopherne, toi, notre Maître, à présent, dis-moi... Que suis-je ? (La rourre.) Réponds, Majesté!.. Je veux savoir! Je veux savoir! Je veux savoir. (La roupre. Judith crie avec toute sa rage:) L'éclair est trop court! (Un silence. LA roupre. Elle se hisse sur une grosse pierre, s'appuie au gibet qu'elle entoure de ses bras. Une attente. LA FouDRE.) Quoi. plus de regard ? (Une attente. La rouore.) Non... plus rien qu’un informe déchet! (La rourre.) Les corbeaux ont déchiqueté le visage, ont mangé les yeux...
(Elle descend la montagne, elle fuit vers Béthulie, encore. Les éléments l’enveloppent. Le tonnerre la poursuit d'un rire énorme.
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