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ACTE II, TABLEAU II, SCÈNE IV

VAGAOO.

Un amant sans pareil. Gare aux femelles qui traversent votre chemin! Vous arrachez l'éclat de leur sourire et vous leur laissez La lamentation, la bonne lamentation !

HOLOPHERNE

Je n'aime pas?

VAGAOO.

Vous aimez... vous aimez... vous aimez les recommencements! Voilà votre ivresse sur la terre! Cette créature ressemble à tout son sexe comme une poignée de neige à la neige sur la plaine. Mais la curiosité d'elle vous dévore! Vous vous écriez : « Oh! lo lo! lo lo! le mystère de cette femme! » Et, à cause de ses dédains, vous pleurez. Et parce que vous pleurez, vous croyez que vous souffrez!... Oh! lo lo! mon maître orageux!... Mais d'où sortirait-elle, la souffrance? De votre cœur?... Pfou!... Ou du mien, peut-

.être ?... (Il s'arréte. Son regard a rencontré le regard de son maître. Holopherne l'écoute, ayant à demi tiré son cimeterre du fourreau. Vagaoo, d’une voix tout à fait dégrisée, prononce :) Vous êtes très tendre, Seigneur.

(Mais la fuile lui paraît un plus sage parti. En trois bonds, il gagne la porte et disparait. La lame d’Holopherne siffle à sa poursuite, le manque et va se ficher dans le tronc d’un palmier qui se trouve enfermé dans la tente. Entre Judith. Elle est vêlue d’une robe de nuit légère. Elle s'arrête sur le seuil.)

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