SCÈNE VIII JUDITH « JEANNE
JUDITH, à Jeanne, la voix redevenue lente et calme.
Retournons nous asseoir là-bas sur les marches de pierre, veux-tu, comme nous faisions au temps de notre enfance, durant les longs soirs de mai... Oh ! la belle nuit douce qui vicnt, n'est-ce pas ? Je n'espérais plus en avoir de pareilles avant notre fuite, de pareilles nuits, dans notre vieux Jjardin... Cinq ou six jours, vient de dire mon père !.. Quel effroi nouveau cela jette dans mon âme !..
JEANNE
Et, au contraire, moi qui ai comme une hâte enfiévrée que ce départ soit un fait accompli!
De nouveau le hibou chante. Elles s’asseyent loutes deux sur les marches du perron, Jeanne plus bas que Judith et s'appuyant sur ses genoux. Une fenêtre, en haut de la maison, s'éclaire et on distingue, à travers lés rideaux, une ombre qui sû Ho bEFCer un enfant,