‹ Judith, tragédie en trois actesChapitre 25 sur 49 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

HOLOPHERNE

Sans doute elle est à plaindre.

JUDITH

Ah! vous l'aimiez, alors?

HOLOPHERNE

Non... j'aimais à combattre, à vaincre ses remords, A parer noblement ma marche triomphale Des superbes langueurs d'une esclave royale; Je me plaisais à voir se changer chaque jour Son dédain en sourire et sa haine en amour ; Mais je n'éprouvais pas de tendresse pour elle. Et je puis l'oublier sans me croire infidèle.

JUDITH

Je ne sais... mais je crams son orgueil irrité. Seigneur... accordez-moi...

HOLOPHERNE

Parle.

JUDITH

Sa liberté.

HOLOPHERNE

Sa Uberté ! Pourquoi? Ce caprice m'étonne.

C'est ton esclave aussi; prends-la, je te la donne. Tu peux la renvoyer ou la vendre à ton gré.

Dispose de son sort^ à tout je souscrhai.

JUDITH

11 n'appartient qu'à vous de lui parler en maître.

38; JUDITH

HOLOPHERNE

Ah ! tu veux commander sans te faire connaître ? Soil; je porterai seul les rigueurs du pouvoir. Demain je lui dii*ai...

JUDITH

Demain?

Eh bien ! ce soir.

JUDITH, à part.

Ce soir!

HOLOPHERNE

Plaire à Judith est ma plus douce étude^ Et je suis trop flatté de son inquiétude Pour ne pas obéir dès qu'elle ordonnera.

JUDITH^ à part.

Quelle épreuve, Seigneur! mais elle partira.

(On entend un grand bruit de voix confuses , de pas précipites.) HOLOPHERNE.

D'où vient celte rumeur?

PLUSIEURS VOII.

Mort à Judith!

HOLOPHERNE^ à Juditli prête à sortir.

Arrête!

Mort à Judith ! qu'entends-je I... Ils demandent sa lête î

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