ACTE II
JUDITH
C'était ton frère, il tomba isous tes coups.
Meurtrier de Phares ! . . .
HOLOPHERNE
Que dit-elle?
A genoux !
(phàrèf, ëpouYanlé, tombe à geiu ux.) ÉRIOCHé'
Tous les deux à ses pied$ !... Malgré moi ce mystère M'inspire de l'effroi.
JUDITH, .Iç regardant fixement.
Sur ce visage aust€|re Je ne lis point de crime et point de trahison... Seigneur I... quelle clarté I... Jadason !...
ÉRIOCH.
Jadason!
JUDITH
C'est le nom, n'est-ce pas, d'une bataille affreuse Que ta peur évita par une fuite heureuse!
Tout le temps du combat, tremblant, tu f es caché ! Et le soir on t'a vu, sur un brancard couché. Pour rendre, en la voilant, ta lâcheté plus sûre, Grimacer les douleurs d'une feinte blessure.
lÊRIOCH.
Qui m'a trahi ? qu'entends-je? et comment savez-vous?...
44 JUDITH
JUDITH^ avec indignation.
Fuyard de Jadason... à genoux !
HOLOPHERNE
A genoux 1
(Érioch, anéanti, tombe à genoux.)
Elle lit dans tous les cœurs, tout cède à son empire.
PHARES
Nous somnies dévoilés...
ÉRIOCH.
Un Dieu vengeur Tinspire!
PHARES
Contre ce Dieu cruel nous lutterons en vain.
HOLOPHERNE
Perfides alliés, je vous connais enfin!
Toi, Phares, meurtrier! toi lâche! toi transfuge!... Gardes, désarmez-les... et demain qu'on les juge; et qu'ils ne comptent plus au rang de mes soldats.
PHÉDTME, à part.
Laissons-la triompher, mais surveillons ses pas.
(Les rois rendent leur ëpëe aux officiers, les soldats les emmènent hors de la tente ; Pliëdyme s'éloigne mystérieusement en tniTersant le théâtre.)
HOLOPHERNE, à Judith, apercevant Piiédyme.
Cette femme a sur toi fait éclatél Torage.
Ah ! je saurai punir cet imprudent outrage.