‹ Judith, tragédie en trois actesChapitre 35 sur 49 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

âGHIOR, m GARDE.

(Adiior, dégui§é en esclave arabe, s'avance en regardant autour de lui avec inquiétude. Le garde s'oppose à son passage*)

LE GARDE

On ne peut pénétrei: dans cet appartement.

(RecoDiiaissani Achior.] ^ .. . u

Ah! seigneur^ pardonnez^ sous ce déguisement Je n'ai point reconnu notre ancien chef...

ACHIOR.

Silence!

LE GARDE

Je suis à vous, seigneur.

ACHIOR.

Dans le camp^ ma présence

Est un secret

52 JUDITH

LE GARDE

Comptez sur ma fidélité.

ACHIOR.

La tente de Judith?

LE GARDE

Elle est de ce côté.

(Acliior ouvre la porte qui mène dans la tente de Judith ; Zelfriia vient lui) elle s'ëtonne et s'effraye en reconnaissant Achior.)

ZELPHA.

C'est vous!

. ACHIOR.

Judith est là?

ZELPHA.

Devant Dieu prosternée^ Elle achève en priant cette affreuse journée.

ACHIOR^ mystérieusement.

On a reçu ce soir un message de mort...

Dis-lui de tout tenter par un dernier effort. Le temps est précieux, la tâche est difficile. Dans l'un des souterrains qui mènent à la ville, Grâce au plan des remparts qu'un esclave a livré. Les soldats d'Holophernc ont déjà pénétré ; C'est là qu'ils vont couver le feu de l'incendie. J'ai démêlé leur trame habilement ourdie.

Un de mes alliés ici m*a reconnu, De ces lâches projets ses soins m'ont prévenu.

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