‹ Juge et partieChapitre 26 sur 34 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BERNADILLE, JULIA.

J U L IA

Je vous écoute. Songez qu’un mensonge vous perd sans retour, et que la vérité, seule, peut vous sauver.

BERNADILLE.

Eh! bien, mon cousin...

JULIA (l’interrompant).

Appelez-moi : seigneur juge.

RERNADILLE .

Eh! bien, seigneur juge, mon cousin... (inquiet et s'interrompant.) Vous êtes sûr que personne ne peut nous entendre ?

JULIA

Personne ! Parlez sans crainte.

BERNADILLE.

Eh bien ! seigneur juge, puisqu’il faut tout avouer, la vérité c’est que ma femme me trompait, c'est qu’elle m’a indignement trahi.

JULIA (avec force).

Elle ! C’est faux ! Je connaissais ma cousine ; elle était incapable de manquer à ses devoirs.

BERNADILLE.

Oui... vous croyez ?

JULIA

Je ne crois pas, j’en suis sur !

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