BERNAD IL LE
Alors vous le savez mieux que moi ?
JULIA
Oui!
BERNADILLE.
Oui ! Ah ! elle est forte, celle-là !
JULIA
Prouvez ce que vous avancez.
BERNADILLE.
Mais puisque je vous le dis !
J U LIA
La belle raison ! Encore une fois : où sont vos preuves ? où sont vos témoins?
BERNADILLE.
J’en ai un.
J U L IA
Son nom ?
BERNADILLE.
Frasquita.
.TU LIA (étonnée, à part).
Frasquita!
BERNADILLE.
C’est ma servante.
JULIA
Frasquita, dites-vous? C’est bien. Je vais donner l’ordre qu’on l’amène. (Elle va parler à deux alguazils, qui sortent par le fond. Revenant.) Si VOUS 110US avez dit Vl*ai, et
si vous nous prouvez que votre femme a été coupable, nous vous renverrons absous ; mais si vous l’avez ca^ lomniée, si Doua Julia était innocente, nous continuerons notre première sentence, et sans appel, cette fois* VOUS serez pendu. (Elle sort par la droite.)