ART, IX.—DU PROGRESSIF
Te (quelquefois ATIE, HATIE, TATIE) ajouté au parfait du verbe est le signe de cet accident, comme on peut le voir par les exemples suivants :
8akitentaonhatie, je m’appauvris de plus en plus, de Sakitentas, devenir pauvre.
Sakatentionhatie, je poursuis ma route, de kahtenties, partir.
8akatehiarontie, je continue à grandir, de katehiarons, grandir.
8akatrorihatie, je continue mon discours, de katroris, dire.
Sakhiatontie, j'écris à mesure, de khiatons, écrire.
8aktaratie, je parle en allant, de Saktare, parler.
8akeron8Sehon/utie, je continue à aimer, à approuver, de kenonëSes, aimer,
SakeriSaientatie, j'ai une affaire à traiter en ce mom 8akeriSaien, avoir affaire.
8akatkerontatie, je passe en offrant ma marchan +e, de katkerons, exposer en vente.
Ainsi que le montrent assez plusieurs des exemples cités, les verbes du paradigme Kk passent au paradigme 8 en prenant
le signe du Progressif. Mais si un verbe du paradigme K manque de parfait, il conserve son paradigme. Tels sont, entr’autres, les verbes tekkanere, je regarde, et kenikonhrare, Je prends garde, chez lesquels le progressif se forme du présent : tekkanerATiE, kenikonhrarATie.
En ajoutant s au signe du progressif, on en modifie la signification, de la manière que voici : — Sakitentaonhaties, je m'appauvris davantage en changeant de
situation, Sakatentionhaties, je poursuis ma route, v. g. partie à pied, partie à cheval.
Sakatehiaronties, je continue à grandir, v. g, ici comme là, dans tel temps comme dans tel autre, etc.
Sakatrorihaties, je raconte lu chose, V. g. en allant de maison en maison.
Sakhiatonties, j'écris à diverses reprises et dans divers lieux. Saktaraties, je parle en allant çu et là, de côté et d'autre. SakenonSehonhaties, j'approure, je consens À chaque fois. SakeriSaientaties, j’«i des affaires dans divers endroits. Tekkaneraties, je suis de l'œil, v. g. le canard qui plonge et replonge,
En Ôtant ls de ce dernier verbe, il pourrait signifier: Je suis de l'œil v, g. le canard qui vole ou qui marche où qui nage, mais que je ne perds pas de vue.
Le progressif affecte certaines postpositions où adverbes, comme akta, d'où se forme AKTATIE, fout aulour ; certains noms verbifiés, comme IOHATATIE, le long du chemin, formé de oHAHA; la plupart des noms de mesure du temps, comme IOSERATATIE, SAKENNHATATIE, KENSENTATIE, SASONTATATIE, durant tout l'hiver, tout l’été, tout le jour, toute la nuit, En ajoutunt à ces derniers mots la marque du diminutif, on a
oserutatieha, akennhatatieha, kenSertatieha, asontatiticla, en différents temps, époques, moments de hier, de l'été, de la journée, de la nuit.
ART. X—DE L'ATTRIBUTIF.
L’'attributif change les verbes neutres en verbes actifs et les fait passer du paradigme 8 au paradigme x.
Les exemples suivants vont faire connaître la forme ainsi que la valeur de cet accident :
Kiotense, je travaille pour quelqu'un, de 8akiote, je travaille. Kninonse, j'achète pour quelqu'un, de kninons, j'achète. Kataninonse, je vends pour quelqu'un, de kataninons, je vends. Kseronniennis, j'arrange pour quelqu'un, de kseronnis, jar range.
KehiarakSennis, Je rappelle une chose à quelqu'un, de kehiaras, je me souviens.
Tekritenuis, je casse quelque chose à quelqu'un, de tekritha, je casse.
Konniennis, je fais quelque chose pour quelqu'un, de konnis, je fais.
Ksahanis, (à peu près même signification), de iksas, do. Katatiase, je parle en faveur de quelqu'un, de katatis, je parle. Katerennaiennis, je prie pour quelqu'un, de katerennaiens, Je price.