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L'ANTISÉMITISME EN HOLLANDE

Les Juifs en Hollande. — Les Juifs d'Amsterdam et les Juifs des campagnes. — Leurs métiers. — Pas de métiers fatigants. — Les Juifs détestés dans l'armée. — Les Juifs professeurs. — Les op' rations d'un Juif dans un village. — Le Hollandais ne veut pas se croire dupe. — Prenez garde au Juif! — Ce qu'on serait content de voir. — Prenez garde, il est temps ! — Le Talmud Jood. — Les usuriers. — Lettre d'un antisémite hollandais. — L'antisémitisme chez les Juifs.

LES JUIFS

L'ANTISEMITISME EN HOLLANDE

Pour étudier tant soit peu à fond la juiverie et les Juifs en Hollande, il est peut-être nécessaire de diviser les Juifs en deux classes: ceux qui habitent Amsterdam et les grandes villes et ceux qui habitent dans les bourgs ou au milieu des campagnards.

Les premiers exercent toutes sortes de métiers : banquiers, avocats, médecins, négociants, courtiers (en toutes sortes de choses, môme pour femmes), cordonniers, commissionnaires. Toutefois on ne rencontre guère parmi eux de maçons, de charpentiers, de forgerons, car ils n'aiment pas le travail fatigant. C'est surtout l'industrie du diamant qui est leur métier de prédilection. Ils n'entrent pas au service de l'État quandle travailmanuel est requis. On ne les voit jamais à bord des vaisseaux des grands ports; les métiers de machiniste, de conducteur de chemin de fer, n'ont pas d'attrait pour eux, il n'y a pas là de

champ pour la spéculation. Le métier d'ingénieur demande trop d'études et la progéniture d'Abraham n'aime pasles mathématiques compliquées ; il lui suffit pour ses manupulations contre le goïm de savoir les quatre règles fondamentales de rarillnn. tirjue, en nombres entiers et fractionnaires. On voit très peu d'officiers juifs dans l'armée hollandaise. On ne les aime pas d'ailleurs dans l'armée, fut-ce seulement à cause du privilège dont ils jouissent de pouvoir aller en congé quand' leurs fêtes juives approchent. Les chrétiens doivent donc les remplacer, faire les factions pour eux, les corvées.

La chose change tant soit peu envers l'Etat, quand il est question de travail facile ou de sinécures. C'est ainsi qu'il y a en Hollande nombre de professeurs d'universités, juges, notaires, de la race juive. Les gouvernements libéraux qui se sontsuccédéfaisaient même venir des Juifs de l'Allemagne, comme si les savants juifs en savaient plus que les savants hollandais.

A Amsterdam, où ils forment à peu près le quart de la population, ils sont les maîtres de la situation.

Cela existait déjà il y a longtemps.

(( Pour Israél, partout opprimé, se découvrit inopinément un abri assuré. Guillaume d'Orange proclama dans les Pays-Bas la liberté religieuse et le droit civil pour les Juifs. Plusieurs centaines de familles aives, chassées de l'Espagne et du Portugal, s'étalirent à Amsterdam et commencèrent aussitôt leur ; avail de Sisyphe, c'est-à-dire rouler le trône au sommet de la montagne humaine. Dans un court espace de temps ils devinrent propriétaires de 300 palais dans la ville; s'emparèrent de tout le commerce et des apéralions de langue. Ils firent venirde Turquie des

rabbins fanatiques et organisèrent clandestinement une alliancejudaîque « Ghabaza » contre les chrétiens indigènes. Amsterdam devint le centre de Torlhodoxie juive, d'où kl propagande judaïque se répandit dans toute l'Europe. Le conseil rabbinique d'Amsterdam hui'^ait des nnathèmes contre les Juifs libéraux » (1).

A la campai,'ne, les Juifs sont toujours négociants en nouveautés inférieures, bétail, — bouchers, queljuefois tanneurs. Un jour ou Tautre un Juif tombe dans un village et annonce ses opérations. — Il est sûr du succès. — Pourquoi? — D'abord parce que les Chrétiens croient toujours acheter chez lui à meilleur compte que chez leurs coreligionnaires (c'est ainsi qu'il y a de ces esprits bornés qui croient que l'avocat juif est plus malin, que le médecin juif est Tilus savant que l'avocat ou le médecin chrétien), enuite parce que le Juif donnera plus à crédit que le Chrétien et enfin parce qu'il est toujours affilié à quelque autre Juif aussi ou même plus malin qui l'aidera à extorquer jusqu'au dernier sou, au dernier are de terre du pauvre diable qui est tombé dans les serres du vautour. Le grand péril pour le Hollandais, 'est qu'il ne veut pas se sentir, se savoir être dupé ar le Juif jusqu'au jour où le papier timbré envoyé ians quelques maisons p&v ministère d'huissier vient montrer à la lumière que tel ou tel est saigné "i blanc par Moyse ou Zadok.

LesJuifsayantdonnè ces derniers temps des preuves de leur hardiesse, ont suscité un bruit sourd, qui a fini par faire naître le cri de « Prenez garde auJuifî » sans cependant que la haine duJuifsesoit montrée au grand jour. — On n'aime pas les Juifs dans l'in-

(1) Edouard Joukowsky, /ud«ï«in?, traduit du [luluiiiir-. — Taris, i-:. Dentu, \Sii (Bibl. nat. A 2u2G7).

limité des honnêtes familles, on ne les tolère pas et plus d'un jeune homme chrétien se gardera bien d'approcher de la table où des demoiselles à profil, chevelure et yeux orientaux, se sont assises.

Si l'on posait cette question : les Juifs en Hollande sont-ils haïs? on pourrait répondre par cette autre question : où sont-ils aimés, et quelle est la distance entre aimer et haïr? — Eh bien! lesentimentpour les Juifs se trouve juste au milieu. Sans doute on ne les expulse pas, mais si un matin en se levant les Hollandais lisaient sur lesportesdeNathan, Levi, Isackar: émigré pour la nouvelle Hollande, soyez certains que les Hollandais ne s'en plaindraient pas. — Ici la nécessité de former une ligue contre la juiverie ne s'est pas encore fait sentir, V Antisémitisme (dans sa bonne et entière acception), se montre seulement. Un éditeur de Leide a publié une brochure intitulée : Wat is de Talmud? Wat is ou Talmud Jood? brochure qui fit sensation et que l'on peut considérer comme un appel au Chrétien, un cri de :

Prenez garde, il est temps! la petite feuille hebdomadaire De Talmud Jood que Russel publie à Meersen (Limbourg hollandais) montre les dents aux Juifs et répète sans cesse : Juifs^ nous ne voulons pas de vous! (1)

(1) Un antisémite hollandais m'écrivait dernièrement : « Formerait-on un jour une ligue dans mon pays, elle devrait avoir d'abord pour objet, pour but principal : Sauver par des secours et une assistance matérielle les gens qui sont maintenant dans les mains des fils d'Israël, qui de tout temps (après le meurtre de notre divin Sauveur), en tout lieu, envers toutes personnes se sont montrés les usuriers les plus impitoyables, usuriers et fangsues, qui peut-être ont seulement leurs égaux dans les Chinois païens des Inles Hollandaises.

Je souligne païens parce que païen ne contient pas, comme le monothéiste, l'amour du prochain. — Les Chinois, là-bas, auront bieniùl ruiné les Européens, encore quelques années et les Indes Hollandaises leur appartiendront.

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en Hollande que l'on peut \ r un signe type celui-là): V antisémitisme parmi 'ifs.

En effet, on lit dans le Journal </<■ muxeUes (1):

a Une branche des industries les plus importantes d'Ainslerdam est la taille des diamants; elle occupe une population de plus de mille personnes. Toute cette population estisraélile. Récemment il s'est produit, paraît-il, une telle hausse sur le prix des diamants que les principales maisons de taille ont dû fermer leurs ateliers. Une population de plus de sept mille personnes manque ainsi d'ouvnige. La misère esi d'autant plus grande qu'en général les ouvriers en diamants appartiennent à la petite bourgeoisie. Les journaux d'Amsterdam contiennent des appels à la charité signés par le bourgmestre, le rabbin, le curé de la paroisse dans laquelle résident la plupart des ouvriers nécessiteux, plusieurs pasteurs |"'^i'<lants, etc.

« Mais le fait le plus remarquable dans ce chômage forcé est celui-ci : il paraît, d'après un communique lait à VHandesblady journal libéral, dont un des principaux rédacteurs, le D' Polak, est juif, que l'auteur du désastre est M. de Rothschild, de Londres. Cl lui- ci aurait accaparé l'out le marché de diamants.

• Le Centrum, tout en faisant un appel chaleui i à la charité de ses lecteurs pour les malheureux ouvriers, insiste sur le fait de l'accaparement des diamants par un Juif au grand dam de. ses coreligionnaires.

>> Dans le conimuui(juo du Uandclsblad on pro: dVnvoyer une députation à M. de Rothschild pou. .

fi: M.ir> |^«K).

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prier de cesser une spéculation qui réduit des milliers de ses coreligionnaires à la misère. Le Centrum ne se fait pas d'illusion sur le résultat de cette démarche : M. de Rothschild, dit-il, donnera une obole, mais la misère restera. En cette circonstance, ajoute la feuille néerlandaise, les Israélites verront que le courant antisémitique chez beaucoup de croyants chrétiens n'est pas dirigé contre les descendants d'Abraham en général, mais seulement contre ceux qui, par la puissance du capital et l'accaparement des richesses, empêchent les petits, quel que soit leur culte, de gagner leur pain quotidien.

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