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rèfeleraeiit à sa manière t'ai donné en tout
3 ducats. » Le paysan conteste, mais le Juif a seul tout inscrit somme par somme, il insiste ; le paysan se débat et, de guerre lasse, il cède. « Tu n'as pas d'argent, lui dit le Juif; eh bien ! tu payeras en travail. Laboure, sarcle, fauche, moissonne. »
Ici le procédé devient plus habile. Il en coûte 1 ducat et demi pour faire labourer une falce, 2 ducats pour la faucher, 3 à 4 ducats pour la sarcler ; le Juif compte le travail pour un tiers en moins. Ce n'est pas tout. Quand le paysan croit avoir sarclé une falce de maïs, le Juif vient et mesure. Comment le paysan se laisse-t-il tondre et plumer ainsi? Il faut voir les uns et les autres pour en juger. Le Juif presse, insiste, menace ; le pauvre Roumain, sachant ([ne le lendemain il aura encore besoin du Juif, s'intimide et se résigne. S'il y a un excédent de travail, le Juif se garde bien de payer en espèces ; pendant que le paysan laboure près de son cabaret, le Juif l'appelle, le fait boire, toujours à crédit, et s'arrange pour que le compte se balance, et le paysan doit s'estimer heureux si, abruti par la boisson, harassé par le travail, il n'e&t pas encore le débiteur. »
Ils vont bien d'ailleurs, les Juifs de Roumanie. Lisez pour vous en faire une idée cette lettre mena- <;ante adressée aux Archives Israélites :
Bucharest, le 7 septembre 1890.
« Lorsque votre correspondant de Jassy vous a écrit qu'il était de nouveau question de la création d'un Grand-Orient maçonnique roumain, la nouvelle m'était connue, mais je ne lui avais donné aucune importance, vu que les personnes qui s'affichaient
comme promoteurs de rinstitution à Galatz ne jouissent d'aucune influence. Mais, comme je vois que les journaux politiques de la capitale et des provinces en parlent sérieusement, et qu'on affirme que le Grand- Orient de France est décidé, chose incroyable, à prendre sous son patronage le Grand-Orient roumain in spe, je dois vous en entretenir comme chroniqueur.
» Au dire des feuilles politiques, les maçons qui ont pris Tiniliative de créer un Grand-Orient roumain visent l'exclusion de la société maçonnique des adversaires politiques des hommes qui sont aujourd'hui à la tête des affaires, et, pour ce motif et pour bien d'autres, elles conibattent avec acharnement et en veulent au Grand-Orient le France, qu'elles accusent de prendre fait et cause pour les junimistes contre le parti libéral et le parti conservateur.
» Les organes Israélites ont déclaré la guerre au futur Grand-Orient roumain et désignent ses partisans comme des antisémites enragés et avec raison, bien qu'ils aient un Juif avec eux. La Vocea Dreplalis met à l'index M. Virgiliu Poienaru, avocat, membre de la Loge de Galatz, lequel, dans un plaidoyer à la Cour des Jurés, a dit à haute voix que des juges chrétiens ne doivent pas condamner un Chrétien qui a assassiné un Juif, car assassiner un Juif n'est pas un crime ; au contraire, c'est une bonne action^ car elle délivre le pays d'une sangsue. Le môme journal rappelle l'ouvrage publié en 1884 par M. G. N. Lazu, alors vénérable de la Loge italienne Pionul, à Piatra, ouvrage plein de calomnies odieuses et d'expressions haineuses contre les Juifs, et qui a valu à ladite Loge sa dissolution par le Grand-Orient italien de Rome. L'organe israélite expose les sentiments condamnables des maçons roumains à l'égard des Juifs et les
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Stigmatise comme ils le méritent. Il conclut en conseillant aux Juifs de s'opposer à la fondation du Grand-Orient roumain, qui ne fera que leur nuire.
Et les Juifs suivront ce sage conseil je l'espère, car ils ne voudront pas contribuer de leur argent à la création dans le pays d'une institution, qui, par son passé, est connue pour ses mauvais procédés et pour ses mauvaises dispositions à notre égard.
» La Fralia, de Focschani, dans son article de fond du 19/31 août, déclare franchement que le futur
and-Orient roumain se propose de résoudre les (luestions sociales qui s'agitent chez nous depuis quelques années. Pour nous, qui savons que la première de ces questions sociales est la question israélite, que messieurs les Francs-Maçons roumains désirent résoudre à leur gré et à notre détriment, il est donc de notre impérieux devoir de combattre de toutes nos forces la création du Grand-Orient roumain.
» Quant au Grand-Orient de France, nous sommes sûr que, quand il sera mis au courant des intentions perfides de ceux qui le flattent aujourd'hui pour le railler demain, et comprendra qu'on veut le compromettre en le rendant complice d'un acte qui sera blâmé dans un avenir prochain par les maçons de tout le globe, il renoncera à prendre sous sa protection un tel Grand-Orient maçonnique et, ainsi, il s'évitera à lui-même de sérieux ennuis et des désagréments ultérieurs, et épargnera à la France entière des emieynis politiques puissants^ qui pourraient lui nuire beaucoup à un momeîit donné. »
Les Juifs qui menacent ainsi la France, sont les mêmes que ceux pour lesquels, à un certain moment, au Congrès de Berlin, notre diplomatie s'est si platement compromise.
En 1889, après avoir signé son beau livre La t^nieslion juive, Jacques de Biez se rendit en Roumanie au Congrès antisémitique international. h'Annuaire des Archives Israélites, dans son beau style, raconte ainsi les choses :
a Un Congrès antisémitique international a été tenu en septembre à Bucharest, où ont été votées des résolutions violentes contre les Juifs. La création d'une alliance anti-israélite universelle y a été décidée et l'un des organisateurs, un Frjinrais, M. de Biez, a parcouru le pays pour y prêcher la bonne nouvelle! »
Ne plaisantez pas, monsieur Prague, qui avez signé ces lignes. C'était bien la bonne nouvelle qn nllàii porter en Roumanie notre ami Jacques de Biez que vos coreligionnaires de là-bas ont voulu as?as<iiH>i< nlus d'une fois. Il fut reçu comme un libér;i' la
voilure qui le conduisait on avait mis les Uois ^ oiileurs de France. On se disait qu'il était le reprt'soiitant de la France chrétienne, de la France de saint Louis et de Jeanne d'Arc, et partout on lui faisait fèlc.
Depuis cette époque le mouvement antisémitique a continué.
« En Roumanie (1) le mouvemenl an; ne s'est d'ailleurs jamais ralenti. Toutes icprises et les associations se font au nom de 1
(1) Uap|i"rt tle l'année 1880-1890. Ligue iiatioiuile aiiusoinilique (Je FiMine :
« Le li'iliuiial de ricji'sti vient de (MnilamiiiM' d iix l-r.ii'iiîes à prêter le sfiiiieiit mure judaico d.iiib la Syiiago^nie avec toutes ks t'oniialités liaiijares du moyen âge. {Archives Israélites,
13 UUV. lH'jQ.)
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national, en vue de protéger hi terre et l'industrie du pays contre les traitants cosmopolites et les financiers juifs qui exploitent ce pays comme les autres.
« La maçonnerie elle-même, qui n'est pas dans ce pays inféodée à la juiverie, travaille de son côté à la solution de la question juive. Tout récemment les Juifs de Bucharest dénonçaient dans les Archives israélites, au Grand Orient de France, le Grand Client qui se fonde en Roumanie et dont les partisans, au dire des organes Israélites roumains, sont des antisémites enragés. La dénonciation est une menace en règle. Les Juifs, qui ont fait de la francr maçonnerie une arme pour envahir tous les pays, ne craignent pas de déclarer aux francs- maçons d'ici que, s'ils reconnaissent ces loges roumaines antijuives, il leur en cuira. Ils écrivent dans leurs Archives que le Grand Orient de France, en refusant de prendre sous sa protection un tel Grand Orient maçonnique, ne se rendra pas « complice » d'un acte qui sera blâmé dans un avenir prochain » partons les maçons de tout le globe, et ainsi s'évi- » tera à lui-même de sérieux ennuis et des désagré- •> ments ultérieurs, et épargnera à la France entière » ties ennemis politiques puissants, qui pourraient >> lui nuire beaucoup à un moment donné. »
« A côté de ces projets de loges antisémites, qui prouvent bien qu'on est lassé de tous les côtés, nous devons citer les Sociétés coopératives, qui continuent sous la direction active et éclairée de M. Boutcoulesco, ancien député, à rendre florissante l'industrie nationale. Ces sociétés, créés pour combattre les influences néfastes de la juiverie, comprennent environ quarante mille adhérents; elles ont résolu le problème de produire et de consommer tous les
objets nécessaires à la vie sans le concours des trafiquants juifs. »
A la suite du congrès socialiste de Bruxelles, un rédacteur du Matin (1) a interrogé quelques délégués avant leur départ :
Voici, au point de vue de la question sémitique, le résultat de l'interview , de M. Mill, avocat et poète roumain :
« Si la question juive, dit-il, était venue en discussion au Congrès, j'aurais pris la parole pour prouver que, pour le prolétariat, la question juive n'existe pas, car le socialisme ne peut faire de différences de nationalités ni pour les exploités^ ni pour les exploiteurs^ ni pour les excitateurs. En Roumanie^ la question juive n'est que le résultat de la lutte des deux bourgeoisies, roumaine et juive. La bourgeoisie juive, plus active, plus commerçante, a su mettre la main sur tout le petit commerce, et c'est alors que la petite bourgeoisie roumaine a commencé la lutte antisémite, lutte dans laquelle elle a voulu entraîner les travailleurs. Pourtant, puisque le travailleur juif diffère du travailleur roumain sous tous les rapports, il fait une utile concurrence au travail roumain. Partout où le socialisme a pu pénétrer, il a su faire disparaître tous les malentendus, et tous les travailleurs socialistes en Roumanie, Juifs, Hongrois, Autrichiens, Allemands, travaillent ensemble pour la solution de la question sociale, la seule qui existé pour le socialisme.
» D. La question antisémitique a-t-elle perdu de son acuité en Roumanie?
(1) Voir le Matin du 25 août 1891.
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Iv. La question juive, depuis les expulsions de Russie, a pris une nouvelle extension, surtout depuis une interpellation faite par le député conservateur
Wsan. Les socialistes et les radicaux se sont prononcés à celte occasion contre tous les agitateurs antisémites. L'agitation n'existe plus que dans les sphères administratives. Elle se présente sous la forme de l'expulsion des Juifs de certains villages où, d'après la loi, les Juifs ne peuvent pas s'établir
omme commerçants. »
La Grèce elle-même est accaparée par les Juifs.
C'est Erlanger qui est son bailleur de fonds. Le roi des Hellènes fut le seul roi de TEurope qui vint visiter l'Exposition de 1889 ; il donna audience à l'Hôtel Continental où toute la juiverie, les Rothschild en tête, vint le fêter.
■ Le Rapport de la ligue nationale antisémilique de France tient au sujet de la Grèce ces justes appréciations :
«... En Grèce, malgré le silence des journaux, silence qui tient aux motifs que nous avons déjà indiqués, nous avons été mis au courant de la révolution qui se prépare là, et qui sera, pour la majorité du public français, aussi imprévue que la révolution du P>résil. Le roi Georges, d'abord très sympathique à m peuple, est devenu l'objet du mépris de tous, de- ,4iis qu'il s'est fait l'associé du baron d'Erlanger, et qu'il s'est entendu avec lui pour ruiner un peuple trop confiant et trop bon.
>) La dette publique, qui était de 200 millions, a lugmenté, en sept ans, dans des proportions insensées; elle est aujourd'hui de 850 millions. On devine, dans ces conditions, quels ont été les bénéfices
de ceux qui ont conduit ces opérations financières.
7) De tous côtés s'élèvent des plaintes. Il y a notamment une histoire de bateaux plus curieuse encore que les histoires de ce genre dont nous avons été les témoins en France dans ces derniers mois. Nos vaisseaux menacent de couler dès qu'ils sont en route, mais enfin ils sortent du port. Les trois navires commandés à l'étranger parles exploiteurs du gouvernement grec et qui coûtent 35 millions, ne peuvent pas sortir. Les compagnies d'assurances, auxquelles on s'est successivement adressé, ont unanimement refusé de les assurer, même pour un million.
» Pour un peuple qui a été le premier peuple navigateur, et qui a inspiré l'Odyssée, c'est une aventure désagréable. Il est heureux en tout cas, pour le monde qui vit le libre et fier génie des Aryens triompher il y a deux mille cinq cents ans, des hordes impures de l'Asie, que les ancêtres du baron d'Erlanger n'aient pas été chargés de fournir les trirèmes de Salamine. »
Les Juifs qui se sont cru tout puissants ont été un peu loin et des troubles se sont produits en avril 1891. On lisait dans les journaux à cette date :
« Athènes, 3 mai. — Des troubles graves se sont produits àZantès où une procession a proféré des cris de mort contre des Juifs.
La force armée a dû intervenir et faire feu sur les manifestants ; on compte trois morts et quelques blessés.
» Le gouvernement a expédié un navire de guerre avec des troupes. Une certaine surexcitation se manifeste depuis quelque temps contre les Juifs dans les îles Ioniennes, principalement à Corfou. »
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» Ces troubles ont eu pour cause un nouvel assassinat rituel (il paraît que ça gagne). — Cela va sans doute donner à réfléchir aux Grecs et leur faire prendre certaines mesures » (1).
(1) La Croix du 20 mai 1891, disait :
« Certes nous sommes loin d'excuser les excès des Grecs de Cor- * >u ei les assassinats dont plusieurs Israélites ont été les vie-
mes.
» Mais il faut constater, pour rendre hommage à la vérité, que
> soDi les Juifs eux-mêmes qui ont provoqué par leur odieuse conluile cette explosion de haine populaire.
» Le premier prétexte des troubles de Gorfou fut en effet une jeune fille trouvée égorgée et odieusement outragée, quelques jours avant Pâques, dans le quartier des Israélites.
» Il leur fallait sans doute du sang chrétien pour célébrer la Pâque juive, suivant le rite cruel de leur religion barbare, et la pauvre enfant n'a pas trouvé grâce devant ces bourreaux que n'ont pu désarmer son innocence et ses larmes.
» De pareils attentats, qui se renouvellent trop fréquemment, sur diflërents points du globe, expliquent, s'ils ne les justifient, les représailles des Chrétiens exaspérés par tant d'audace et de froide cruauté.
» Si les gouvernements se livraient à des enquêtes sérieuses,
aboutissant à des arrestations, au lieu de laisser impunis de pareils
forfaits sur lesquels ils semblent, hélas! fermer volontairement les
L'ux, le peuple — qui n'obéit qu'à l'impulsion du moment — ne
'i ferait pas justice lui-môme.
' jour où l'on voudra bien chercher et punir 'U-
. donnaiit ainsi à l'opinion publique la salisi elle
demande, on ne terra plusse produire à l'avenir de ces émulions populaires, toujours si regrettables, et qui se terminent généralement par une énergique et sanglante répression. »
LES JUIFS
ET