Ibid
&TUDE BRÉtnONAIRE.
« Le fruit du trouble, » dit Montaigne, « ne demeure 0 guère à celui qui l'a ému. U bftt et brouille l'eau pour « d'autres pécheurs. » (Montaighe, livre, 1, ck. xxu)
« Le crime et la panition cniisBent sur nue même tige. »
(Emkbson.)
(Page 46.) — L'unité est Vàme du monde moral comme du monde physique*-^ Mais il Dallail l'unité nutérieUe ponr préparer Funité morale. « Le commerce de tant dé penjdes di- « vers, autrefois étrangers les uns aux autres et réunis sous • la domination romaine, a été un des grands moyens dont « la Pro\idence se soit servie pour donner cours à TÉvantt gile.) » (BossuET, Discours sur l'histoire univ.)
(Page 54.) — Vérité en deçà, erreur au delà : cela est vrai du ' temps comme de l'espace,
« Un inévitable dualisme, » dit Emerson, « divise toute la tf nature, de sorte que chaque objet n'est qu'une moitié et « en suggère une autre qui doit la compléter.
n Le monde est une branloire pérenne. i| (MoNTAioNa.)
JE^rson, le philosophe américain, se rencontre ici avec Berdevj le philosophe allemand. Uals le langage de celui-â est plds explicite.
« Dans la constitution de l'bumanité comme dans celle de « nos corps, » dit Herdcr, « l'œuvre du temps ne se consott lide que par des oppositions nécessaires. Toutes les œuvres « de Dieu portent en elles-mêmes leur consistance et leur « suhfime* enchaînement^ puisque dans les limites où elles- « sont contenues, elles reposent toutes sur un système de « forces opposées qu'une énergie interne fidt concourir & « l'ordre et tient en équilibre.
« Mûme les tempêtes de l'Océan, ces causes apparentes de « bouleversement et de mort, naissent de l'ordre harmonieux « des cboses, et n'y concourent pas moins que le souffle des « aéphirs. La Providence fait servir à son œuvre les bons et « les ptiauvais penchants» jusqu*à ce que Thomma apprenne « enfin à connaître les lots de la raison et de la justice.
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« Toat ce qui peut as nmîfeBf er se manifeste par les effets
« que comporte sa nature. Nulle force, môme la plus aveugle, « n'est contrariée dans son action, mais toutes sont siibor- « donnée? à ce principe, que les résultats contraires se dé- « trairont l'un Taulre et que le bien seul restera perma- « nent.
• Le mal qui a détruit un autre mal se soumettra à Tordre
« en se développant lui-mûme »
« Les erreurs des hommes, » dît-*!! ailleurs, « ne sont des
« rayons brisés de la vcritc. Tous les doutes de l'hoiuuie, soit " « qu'il se plaiLrnc do l'incertitude de sa destinée, soit qu'il « méconnaisse le mouvement progressif de l'histoire, vien- « nent uniquement de ce que le voyageur égaré ne porte « pas. ses regards assez loin. »
Pensée qu'Emerson rend sensible par cet eiemple : t Le - « voyage du meillenr vaisseau n*est qu*une ligne en zigzag: « mais regardelï cette ligne à une distance su ffisantCf et vous « verrez toutes ces inégalités se fondre en une ligne égale « et droite. »
(Page 84). — Afais aux Français de notre époque... il faut texposition universelle de toutes les idées ; le spectacle de tout ce qui peut amOiorer les destinées sociales et contribuer aux déoe^ loppments de la doUisation» — C'est ce qae Tesprit éminent, rftme vraiment libérale de notre (jrand maUre oduel de Ttnteliigenee française^, M. Dutuy, exprime admirablement en terminant son remarquable rapport sur l'instruction publique, dans les termes suivants :
« Sire,
« Un grand mouvement entraîne l'humanité à la dominait tion da monde matériel par la science et la conquête du « bien-être par la richesse. Les nations se précipitent à Penvi et dans cette lutte où Tesprit est l'arme la pins sûre* Il ne faut