ACTE m, SCÈNE 1. t&7 BBUTUS
11 aborde César... observez sou maintien.
GASSIUS, bas, à Casca.
Soyez prompt, cher CSasca» de peur qu'on nous supplante.
(A Brutns.)
Bru tus, que ferons-nous, si le complot s'évente f Cassius ou César, l'un des deux périra.
Je me poignarderai...
BRUTUS
Ne dites pas cela.
Plus que jamais, ami, conservez bon courage.
Voyez plutôt : César a le même visage ; Popilius sourit ; il ne dit mot de nous.
CASSIUS
Voyez Trébonius. Brutus, ueibarquez-TOUS Gomme il sait s'emparer d'Antoine avec adresse?
(Antoine et Trébonius sortent. — César et les sénateurs prennent ko» lièges.)
DÉCIUS
Que fait donc Méiellus? Qu'il s'avance et s'empresse
De remettre à César sa requête...
BRUTUS
Il l a fait.
Serrons-nous près de lui, pour &ire plus d'elfet. Appuyons sa requête.
CINKA, bas, à Casca.
Ami Casca, ton glaive Doit être, songes-y, le premier qui se lève.
iUUES CÉSAR.
CiSAt.
Sénateurs, avec vous, j'aspire à réformer
Les abus. — Quels soni-ib? Teoillei m'en informer.
MÉTBELOS GDnBl.
Noble et puissant César, que ton cœur magnanime Veuille bien accueillir l'humble vœu qui m'anime.
Je l'apporte à tes pieds.
CÉSAl.
Cimber, je te préviens Que si ces airs rampants sont d'excellents moyens
Pour enflammer Tesprit de quelque homme ordinaire.
Et changer tout à coup sa volonté première
En vain projet d'enfant, ce n*est point par des mots,
Ët des prosteruemeuts bons à capter les sots
Qu'on peut fléchir César, et faire qu'il dévie
Des penchants naturels qui gouvernent sa vie.
Par un juste décret ton frère est exilé;
Si ton âme, en espoir de le voir rappelé,
Comme un vil chien couchant Uchementse comporte,
A coups de pieds aussi, tu passeras la porte
Je maintiens mon arrêt. S'il n'est point rétracté,
C'estque par l'injustice il ne fut point dicté.
MÉXfiU*US.
N'est-il, pour demander que mon frère revienne, Aucune voix ici plus digne que la mienne.
Et dont l'accent plus doux puisse mieux parvenir Au cœur du grand César?