‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 65 sur 113 · ACTE ni, SCÈNE 1. i GA8SIUS · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE 1. i GA8SIUS

J'ignore quel effet cela pourra produire,

Mais j eu suis mécontent.

BEUTUS.

Marc-Antoine, appi^ochez.

Du corps de Totre ami, disposez. Mais tâchez Que l'oraison funèbre, en sortant de votre âme. Ne laisse sur notre œuvi'e échapper aucun blâme. Vos sentiments pieux peuvent tous être émis; Seulement ajoutez que nous l'avons permis; Sinon, à ce convoi vous n'aurez place aucune. Sur le tout ne parlez qu'à la même tribune , Où je vais rendre compte, et n'y montez qu'après.

Tous comblez tous mes vœux.

BRUXUS.

Faites donc vos apprêts

£t suive^nous.

(Ib Mrlent. Antoiae ictte moI.)

ANTOINE

Pardonne, 6 bloc saignant de terre,

Si devant ces bouchers ma douieui* se modère. 0 mortel le plus grand que ce monde ait porté, Malheur aux assassins qui t'ont ainsi traité! Malheur! je le prédis, ici sur tes blessures» Lèvres rouges de sang, exhalant leurs murmure?, Comme pour implorer le secours de ma voix.

no ICLES GÉSAIL

Malheur i malheur f Sur eux vont tomber à la fois Tous les plus grands fliéaux : la discorde, la guerre, Vont envahir les Uancs de l'Italie entirre.

A tant de cruautés les cœurs s'habitûront, Qu'aux enfants égorgés les mères souriront.

L'ombre du grand César, ayant alors pour guide, Chaude encordes enfers, l'implacable Eum^iide, Étendant sur son peuple un sceptx-e tout-puissant. Jusqu'aux confins du monde ira crier : JOu $ang ! La meute des combats aura pleine pâture.

Alors les cris plaintifs des corps sans sépulture, Le carnage, la peste, au monde épouvanté Porteront les vapeurs de cette atrocité.

Octavius César n'est-il pas votre maître ?

LE SEBVITEUB.

Oui, seigneur.

ANTOIKË.

De César a-t-11 reçu la lettre

Qui le mandait à Rome ?

LE SEKTITE0H.

Oui, seigneur ; il revient.

Et son ordre en ces lieux par ma voix vous prévient...

(U assoit le corps de César.)

Ciel 1 que vois-je U. César t.. .

AKTOItfB. •

Ce spectacle faecable.

Va pleurer à l'écart ce meurke abominable ;

Acne iii, scÊRB u. m

La douleur se propage : à l'aspect de tes pleurs, Je faiblis» et mes yeux sentent venir les leurs.

Ton maître arrive- t-il?

LE SEBYirSUR.

Getie nuit même, il coudie

Près de Rome...

ANTOINB.

Apprends-lui ce malheur qui le touche.

Dis-lui que Borne eu deuil n'offrirait à ses pas Aucune sûreté. ^Nooi ne me quitte pas ; Je va» porter cecorps au Forum: j'y veux faire Un discours pour savoir si l'esprit populaire Est à ses assassins... De ton zèle empressé Octave alors saura comment tout s'est passé.

Viens, prète-moi la main.

(]l8Mrteiil«aainportaiitleG0rpsd« Gter.)

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