ACTE III, SCÈNE a
ARTOIRB.
Si TOUS avez des pleurs» amis, ils vont couler.
(Skwkraiil le nanlma qni eoam le eerps.)
Vous avez tous connu ce manteau de sa gloire;
il l'avait dans sa tente au jour de la victoire
Qui dompta les Nerviens. ^ 0 dieux! voyez le trou
Que lui fit Cassius, — Tenez, voici par où
L'atteignit ce Gasca plein de haine et d'envie;
Le bien-aimé Brutus par là trancha sa vie.
Voyez, voyez jusqu'oii le pur sang de César
A jailli de son cœur pour suivre le poignard,
Gomme pour s'assurer qu'une telle blessure
Lui venait de Brutus. Quand son âme en fut sftie,
Quand il vit son idole être son assassin,
0 douleur I tout son sang ruissela de son sein.
Vous le savez, grands dieux 1 plus forte que le crime.
L'ingratitude horrible acheva la victime;
Tout le cœur de César se brisa sous ses coups.
Sous les coups de Brutus, les plus cruels de tous.
Du manteau glorieux la face enveloppée,
Aux pieds de la statue érigée à Pompée,
Le grand César tomba. — Rome tombe avec lui. —
Oui, Romains, vous, ni moi, nous n'avons plus d'appui;
La trahison triomphe, et, brandissant son glaive,
Son bras ensanglanté sur nos têtes se lève.
Vous pleurez maintenant... Cela vous semble affreux.
Vous pleurez, je le vois; dans vos cœurs généreux
Ce manteau tout percé répand un deuil extrême.
(U 6te le Toile et déeeatre le-eorpe.)
icm Ofi&AR.
Eh bienl voyez César, coatenaï^ez-le lui-même : Le voici touf saûglaaL.. Regardez...
Quelle liDireurl
DEUZiiUE CITOYEN.
0 Gésart...
TROISliWB CITOTER.
Jour néfaste.. •
QUApLlÈMB CITOYEN.
0 traîtres! Ô fureurs!
Quel spectaclel...
Justîeel Oh l aoui saurons la faire !
Courons, cberchoii., brûlons, d'eux tottspurgeoiisit terre.
AUTOXNB.
Arrêtez, écoutea.
DSUXlàHE CITOIEN.
Nous te suivions partout; aveeicrà tHmstnourrons.
0 mes concitoyens^ ne jugez pas si vite.
Que ce ne soit pas moi qui d 'ici précipite ^ Le toiienl écumant de lasédilion*