‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 71 sur 113 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

Âmis, jugez la cause, et oob fes Faction.

Quels griefs personnels oui inspiré ce crime? Je ne sais; ses auteurs sont des gens qu'on estime; Ds se jusiiftront. — Le juinfiipal acteur • S'est fait entendre ici. — C'est un grand orateur. Moi, je ne le suis point; je ne suis qu'honnête homme; Tel je me jnontre à vous; tel on m'estime à Rome. Si ce discours funèhre à ma bouche est permis, . C'est qu'on sait que mon cœur est tout k ses amis; Car je n'ai ni talent, ni savoir, ni puissance. Ni prestige entraînant de g^te et d'éloquence ; Je ne sais qu'exprimer la simple mérité.

Par vos yeux son langage est d'aiUeurs attesté : Du bien-aimé César Vous voyez les blessures; (ju'elles parlent pour nous!... Entendez leurs nuuuiures! Ûhl si j'étais Bruius» quel discours, quel accent Ne donnerais-je pas à ces bouches de sang 1 Chacune parlerait, aurait une voix d homme Qui ferait soulever jusqu'aux pavés ée ftome : Vous m'entendriez alors..,

I^ous nous soulèvercms.

TREMIER CITOYEN.

Oui» malheur à BrutusL.. Oh nousinc^dirons Sa maison.

TBOiSIÈME CIIOXEH.

Accourez! Cherchez toute la Lande Oe ces conspirateurs.

Page 1