ACTE IV, 8CÈNB UI. W BBUTOd
Non.
MESSALA
C'est singulier.
BAUTUS.
Pourquoi cette demande?
Vous dit-on quelque chose à son sujet?
MESSALA
Non, rien.
BRUTDS.
Si vous êtes Romain^ soyez sincère.
MESSAtA.
Eh bien !
En vrai Romain, vous-même» écoutez la nouvelle. Votre femme a péri... d'une façon... cruelle.
La cliose est hors de doute.
Adieu donc, Por tia i — Nous devons tous mourir... Cest, mon cher Messala, Pour m't'tre pénétré de cette certitude Qu'un jour mourrait l'objet de ma béatitude, Que je peux aujourd'hui contenir ma douleur ^.
HESSALA.
C'est ainsi qa un grand homme endure un grandmalheur.
CASSIUS
Mon âme en théorie est bien aussi savante :
Elle est rebelle à l'œuvre.
JULKS CÉSAR.
A notre œuvre vivante f MaT€lioiis-notts sur Philîpprf
Il faut rester ici.
est mûa seatiiuent.
BlUT1fS«
CASSIUS
La voici ;
Il faut que rennemi mm eherdto. — Pïnr ses comes^
Fatiguant ses soldats, épuisast ses ressources,
Il se décimera, tandis que le repos
Tiendra nos bataillons intacts, frais et di^os.
BRUTUS
Sur de bonnes raisons de meilleures remportent. Entre Philippe et nous lés peuples ne supportent Qu'à regret les tributs que nous leur demandons ; S'ils nous semblent amis, c'est que nous commandons. Que l'ennemi s'avance et fhinchisse leurs terres, Il y pourra trouver des rentorts salutaires Qui le rendront plus frai^, pTus ardent et pfus fôrt. Mais il perdra les fruits d'un semblable renfort,
Si, tenant son» nm ce moumut territoire^ Nous allons à Philippe affronter la victoire»
(;Assi0a.
Écoutez-moi, mon ûère.