‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 90 sur 113 · ACTE V, SGËNË · texte numérisé non relu

ACTE V, SGËNË

OCTAVE

Qu'aucun ne se dérange;

Âiiendez le signal.

BRUTUS

Les mots avant le.s coups!

N'est-il pas vrai, Romains?

OCTAVE

Ce n'est pas vrai pour nous.

BEUTDS.

Mieux vaut un bon propos qu'un mauvais coup, Octave.

ANTOINE

Souvent un bon propos masque une atteinte grave, Brutus, témoin le trou que lit votre poignard, Quand vous criiez : Salut! longue vie à César!

CASSIUS

Du tien on ne peut craindre une atteinte pareille, Antoine, mais ta langue, elle emprunte à l'abeille^ Tout son miel.

ANTOINE

£t son dard.

BBUTUS.

Ët le bruit qu elle fait ^.

Comme elle à notre oreille il bourdonne en effet; Avant de nous piquer, en sa prudence extrême, Il menace.

JULES CâSÀR.

AHTOINE.

Il iallait, traîtres, agir de même, Alors (|ue, pour plonger un perfide poignard, Vos mains s'entre-heurUieut dans les flancs de César. Vils singes, devant lui vous faisiez la grimace; Et, rampant à ses pieds comme des chiens de chasse. Vous lui léchiez les maius. Soudain le vil Gasca, Se glissant par derrière, en traître l'attaqua El lui peiça ie cou. Vils llatteurs que vous êtes!

GASSIUS.

Noos, flatteurst Ahl Brutus, voilà donc vos oonquètesl

Oh ! nous ne serions pas en butte à ces affronts Si Ton m'eût écouté.

OCTAVE

C'en est trop. De nos fronts.

Si la sueur dégoutte à la moindre dispute, La sueur sera rouge au moment de la lutte.

(Mettant l'épée à la main.)

Malheur aux conjnrésl... car j'ai le glaive au poing. Et (j'en fais le serment] il n'en sortira point Qu'il n'ait complètement, par ses atteintes sûres. Vengé le grand César de ses vingt^rms blessures,

Ou qu'un autre César n ait péri sous les coups Des traîtres.

BEUÏUS.

n ûiudrah «des Orattres panai vous

Pour craindre un tel destin.

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