‹ Jules Cousin, 1830-1899Chapitre 7 sur 27 · Une Comédienne carmélite · texte numérisé non relu

Une Comédienne carmélite

L’Entr acte du 11 février 1860. Article signé : Jules Cousin.

Augustine Gautier débuta à la Comédie-Française le 3 septembre 1716. Elle était fort belle. A 22 ans elle était la maîtresse du feldmaréchal de Wurtemberg. En 1723, elle quitta le théâtre et se retira à Lyon dans un couvent où elle fit profession sous le nom de Sœur Augustine de la Miséricorde. Elle est morte le 8 avril 1757, en odeur de très grande piété.

L’auteur ne cite pas ses sources, mais ii s'est visiblement inspiré de la Préface trouvée dans les papiers de Duclos, pour uu manuscrit intitulé : La conversion de Ml,e Gautier, comédienne, cl depuis carmélite, morte en 1757. Cette pièce, avec le Récit de la conversion de 47 1,0 Gautier, copié sur le manucrit original de sa main, se trouve dans les Pièces intéressantes et peu connues pour servir éi l'histoire et à la littérature, par M. D. L. P. (P. -A. De Laplace] (Bruxelles et Paris, 1785-1790, 8 vol. in-12), tome 1, pages 259-308.

8. — La Comédie à la cour de Louis XV. Documents inédits sur les Spectacles des Petits Appartements.

L’Entr’actc des 22 février, 6, 22, 23 mars et 18 avril 1860. Ces cinq articles sont signés : Jules Cousin. Le premier n’est pas chiffré et rien n’indiquerait que les quatre autres doivent lui

faire suite s'ils n’étaient respectivement numérotés II, III, IV, et N’. Le théâtre dit « des Petits Appartements » donnait ses représentations au palais de Versailles dans l’ancien cabinet des médailles. L'auteur donne le réglement de la troupe et quelques détails sur les pièces représentées. La représentation de Tartufe (10 janvier 1748) n’a pas dû être la moins piquante.

Ce travail a été rédigé par Cousin d'après un manuscrit de la Bibliothèque de l'Arsenal. (Voyez : Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque de l'Arsenal , par Henry Martin, tome III (1887), p. 218, il11 8000.) Il prit en outre une copie intégrale de ce document qui consiste en Mémoires de fournitures de perruques. Comptes de tailleurs, Inventaire de costumes et d’accessoires pour le Théâtre des Petits Appartements, et le communiqua plus tard à M. E. Campardon. Celui-ci le publia sans notes ni commentaires, mais in extenso, dans son volume intitulé : Madame de Pompadouv et la cour de Louis XV au milieu du dix-huitième siècle, ouvrage suivi du catalogue des tableaux... de Madame de Pompadour... et de documents entièrement inédits sur le théâtre des Petits-Cabinets... (Paris, H. Plon, 1807, in-8), pp. 415-490.

Sept ans après, M. Adolphe Jullien publiait une Histoire du théâtre de Madame de Pompadour dit Théâtre des Petits- Cabinets... (Paris, .1. Baur, 1874, gr. in-8); nouvelle utilisation du document découvert par Cousin en 1860. M. A. Jullien en parle à la page 08 de son travail ; il rappelle que Cousin en fit faire une copie, qu’il la communiqua à M. Campardon, et en donne un résumé.

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