‹ Jules DestréeChapitre 1 sur 15 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Dès sa jeunesse, Jules Destrée a partagé son activité intellectuelle entre la politique et la littérature. On le voyait participer avec les jeunes Belgique à notre Renaissance littéraire; en même temps, il s'occupait de nombreux problèmes de sociologie.

Conteur, nouvelliste, essayiste, critique, il a abordé ces divers genres avec un grand souci de style et d'art.

La première manière de l'écrivain se caractérise par le goût du bizarre, de l'inattendu, de l'exceptionnel. Il rechercha les sensations raffinées et, pour les exprimer, employa des formes subtiles.

Il s'ingénia à trouver non seulement le mot propre, mais encore le mot rare.

Au contact de la vie, son talent s'élargit, son idéal se fit plus humain.

Si, fervent admirateur des peintres de Toscane, des Marches, de l'Ombrie, de Sienne, il continue, par des études très

documentées, à leur faire assigner îa place qu'ils méritent dans l'histoire de l'art, il travaille sans cesse, d'autre part, à atteindre le but qu'il s'est assigné: élever la masse en l'éclairant. Ses œuvres de la seconde manière attestent ses aspirations humanitaires. Son style se fait plus simple, plus personnel, plus souple et plus classique.

Outre ses œuvres littéraires et critiques, Jules Destrée a publié des études sociologiques et juridiques fort estimées, en tête desquelles on pourrait inscrire en manière d'épigraphe : Ce qui fait vivre les hommes, ce n'est pas la vengeance ou la haine, mais l'amour.

Page 1