I. Les Œuvres et les Hommes, 4® partie, i vol
ijo JULES JANIN.
précieux esquifs. Tous n^arriveront pas au port, mais le plus grand nombre abordera, et l'on peut répéter à ces nefs légères, lestées d'esprit, le vœu d'Horace, traduit et médité par Jules Janin :
Sic te diva pocens Cypri Sic f rater Helenœ lucida sidéra Ventorumque regut pater. . .
Oui, quelque chose de cet improvisateur hebdomadaire surnagera sous le souffle des astres cléments, et la postérité connaîtra cette poudre d'or, qu'en thésaurisant un peu, l'auteur de la Fin d'un Monde pouvait réduire et fondre en un lingot. Il aima mieux se répandre que se recueillir ; il fait partie désormais comme essence, comme arôme subtil, de l'atmosphère même de l'esprit français au XIX* siècle.
Dans un des meilleurs chapitres de son ouvrage fort intéressant : La Libre Pa?'ole, M. Jules Claretie a enregistré cette remarque dont nous avons pu tant de fois constater l'exactitude :
Ceux qui ont lu les livres et les feuilletons de Janin ne le connaissent qu'à demi. Il faut le voir, il faut l'entendre. Il cause volontiers, et beaucoup, comme les gens qui savent causer. Il parle assez souvent de lui, mais le plus souvent de ceux qu'il aime. Jules Janin a un grand
JULES JANIN. iji
mérite. Quoi qu'on en ait pu dire, il sait admirer. Lorsque les noms amis viennent sur le tapis, Horace, Diderot, Richardson ou Victor Hugo, par exemple, il s'anime, il s'échauffe, il parle, il entasse arguments, preuves, jugements, anecdotes, défend son homme, attaque ses rivaux, les pique, les harcèle, lance ses pointes acérées avec une rapidité et une vigueur éloquentes, vous éblouit, vous fascine, vous entraîne.
Au sujet du brillant feuilletoniste, M. Albert de la Fizelière, rédacteur de l'Opinion nationale, a dit très-justement :
Dans notre monde actuel, oli tant de compétitions malsaines divisent les hommes, où tant d'ambitions avides font de la concurrence une bagarre et des rivalités une bataille, Jules Janin fut uniquement un homme de lettres ; plus qu'un homme de lettres : il fut l'homme de lettres même ; le type complet, absolu de l'artiste, de l'inventeur qui consacre sa vie, son art, ses labeurs et son invention à la profession littéraire. .
C'est un éternel honneur pour sa mémoire d'avoir été en passe d'atteindre aux plus hautes situations qui caressent l'orgueil et flattent les besoins des avides, et d'être resté, par haute raison a.utant que par goût, l'éclatant écrivain qu'il était devenu.
Sept ou huit mois avant la mort de Jules Janin, Alphonse Karr lui rappelait, en notre
présence, un fait datant de longues années, et qui permet de juger à quel point le cœur du critique était bon. Voici cette délicieuse anecdote; elle a paru dans les Guêpes de 1840 :
Gatayes est allé voir Janin et il Ta trouvé fort embarrassé. Il y a quelques années, Janin s'est intéressé à une pauvre vieille femme qu'il a rencontrée dans la rue. Il l'a fait entrer dans un hospice, où elle'se trouve fort heureuse. La veille, elle avait été malade, et, ce jour-là, se trouvant mieux, elle s'était dit : « Il ne faut pas que je meure sans avoir vu M. Janin. » Elle s'était fait accompagner par une femme de la maison, — et, à petits pas chancelants, — elle était arrivée à la rue de Vaugirard. — Là, je ne sais comment, elle avait réussi à monter les étages, — peut-être a-t-elle mis deux heures ; — mais enfin elle est arrivée. — Janin l'a reçue de son mieux, — il a déjeuné avec elle et avec Théodose Burette, — Théodose Burette, savant et homme d'esprit, est le Gatayes de Janin, — il a glissé de l'argent dans la poche de la vieille, — il a été simple et bon, — il lui a parlé du régime de l'hospice, — il l'a écoutée avec intérêt, — il a retrouvé, pour accueillir cette pauvre femme, — tous ces soins affectueux qu'il garde au fond du cœur depuis qu'il a perdu sa chère vieille tante.
« Allons, ma bonne, lui dit-il, Théodose et moi nous irons vous voir; — il ne faut pas vous fatiguer ainsi à venir ; je suis jeune, moi, j'irai là-bas. »
Tout cela était fort bien ; — mais la bonne vieille avait épuisé tout le reste de ses forces pour arriver à l'aire du farouche critique. — Quand il fallut descendre l'escalier, ses pauvres vieux genoux fléchirent; en vain Janin, d'un côté, Théodose Burette, de Fautre, voulurent la soutenir : impossible de descendre. — A ce moment, Gatayes arriva, et on lui expliqua la situation. « Parbleu ! dit-il, il faut descendre la vieille sur un fauteuil que nous porterons. »
L'idée est adoptée : — on place la vieille sur un fauteuil, — Gatayes prend les pieds de devant, — Janin et Burette le dossier, et on descend un peu haletant :
« Allez, — allez, — la bonne, — disait Burette, il n'y a pas beaucoup de reines qui aient un attelage comme le vôtre. «
On lira avec émotion ces lignes tracées par M. Henri de Lapommeraye, dans le Bien public, à l'occasion de la retraite du maître :
Que vous importe l'ingratitude de ceux que vous avez honorés de votre critique ou de votre admiration ? Vous vous plaignez de leur oubli, et, à la fin de votre Histoire de la Littérature dramatique^ vous avouez votre chagrin de les sentir si indifférents pour ces feuilletons qui ont fixé le souvenir — si vite effacé sans vous ! — de leurs célébrités éphémères! Allons donc, disciple et commensal d'Horace, ayez plus de douce philosophie ! Ils n'étaient que des instruments plus ou moins utiles du
progrès artistique et moral; vous vous êtes servi d'eux pour dire et faire de belles et bonnes choses : ne leur demandez rien ; vous êtes quittes ! Mais c'est à nous, les nouveaux venus, à vous payer le tribut de reconnaissance qui vous est dû, pour avoir continué la tradition des enthousiasmes généreux, des nobles protections et des amours fécondes pour tout ce qui est élevé, vrai, bien et beau,
Il nous a semblé intéressant de reproduire ici ces appréciations sincères, et même nous regrettons bien vivement de ne pouvoir en donner que de courts fragments, et d'être forcé d'omettre la plupart des témoignages contemporains.
De telles citations, sans parti pris, ont surtout l'avantage d'éclairer et de fixer le lecteur; en même temps elles servent à rendre un hommage éclatant et légitime à un véritable écrivain. — Et si 1 on nous parle des défauts de l'auteur du Talisman, il sera facile de répondre. De quoi l'accuse-t-on, en effetr^ D'avoir trop produit, d'avoir été incessamment prodigue de ses trésors d'imagination, de grâce et de style? Quel adorable reproche! et si rare! Trop de sève, trop de broderies légères, trop de verve brillante, trop de passion pour l'école buisson-
nière en des sentiers charmants, tour à tour pleins d'ombre et de soleil^ Eh bien, mais il est aisé de remédier à tout cela. Que d'une main impartiale et délicate on fasse quelque jour un choix parmi ces pages touffues, débordantes de jeunesse, parsemées de phrases opulentes; que Ton élague cette forêt littéraire, où abondent et s'enchevêtrent les lianes luxuriantes, mais aussi oii l'on rencontre, presque à chaque pas, des fleurs étoilées et de suaves parfums, et nous aurons à coup sûr des volumes riches en exquises merveilles.
M. de Sacy disait naguère, très-judicieusement et avec une grande autorité :
Que je souhaiterais à bien des gens ce que M. Jules Janiii a de trop!... O vous qui vous sentez l'esprit stérile et la veine à sec, si cette prose resplendissante ne vous dit rien, n'échauffe pas votre imagination, jetez la plume : vous n'écrirez jamais !
ous ne saunons mieux terminer cette nouvelle édition qu'en parlant du suprême hommage rendu à Jules Janin, par Tun de ses anciens collaborateurs au Journal des Débats, M. John Lemoinne, devenu son digne successeur à l'Académie française.
Le jeudi 2 mars 1876, à deux heures, a eu lieu la réception du célèbre journaliste, assisté de MM. Mignet et Sylvestre de Sacy, ses parrains.
La séance était présidée par M. Cuvillier-
ij8 JULES JANIN.
Fleury, directeur de l'Académie ; M. de Loménie, chancelier, et M. Camille Doucet, en qualité de s'.crétaire perpétuel, avaient pris place à ses côtés.
Un intelligent auditoire se pressait sous la coupole du palais Mazarin. En voyant cette foule si recueillie, qui, longtemps avant le moment indiqué, remplissait déjà la salle des réunions publiques de Tlnstitut, nous nous sommes rappelé, avec une émotion profonde, le jour où l'ami d'Horace, rayonnant d'une joie qu'il ne songeait guère à dissimuler, occupa, pour la première fois, le fauteuil qu'il avait si légitimement ambitionné!
Combien son clair regard était sympathique ! quel bon sourire illuminait sa tête neigeuse et bouclée!., et pourtant, il nous en souvient, la goutte, son terrible tyran, ne lui avait pas donné congé en ce jour de soleil. Mais qu'importait cela! Il était plus fort que la souffrance; il l'eût même raillée volontiers, puisque le rêve de toute sa vie laborieuse s'accomplissait enfin.
Les collègues de l'heureux lundiste, en signe
de bienvenue, lui serraient cordialement la main. — une petite main de prélat, blanche et potelée, dont il était à bon droit un peu iier, et que la goutte elle-même avait respectée. La statue de Fénelon, l'un de ses illustres prédécesseurs ^ et celle de ce grand Bossuet qu'il admirait tant, semblaient s'animer pour lui faire accueil; les princes d'Orléans souriaient à ce fidèle ami de leur maison; l'auditoire, sincèrement reconnaissant des plaisirs délicats que lui avait si souvent donnés l'éminent écrivain, ne se lassait pas de l'applaudir, se réjouissant de voir rendre pleine justice à un vrai lettré. Dans l'ombre d'une tribune,— entourée de sa famille, hélas! aujourd'hui disparue presque en entier, — la compagne des travaux du maître, les yeux mouillés de douces larmes, jouissait elle aussi de ce pur triomphe.
Le nouvel académicien, tout ravi, jetait par instants un rapide regard sur cet habit à palmes vertes, qu'il ne devait porter qu'un jour!
I. L'auteur de Téléinaque fat appzlé, en 1693, à prendre possession du septième fauteuil académique, oià Jules Janin vint s'asseoir, à son tour, environ deux siècles plus tard.
(car il ne put jamais retourner à l'Académie) et, en même temps, sur son épée officielle, — véritable objet de luxe, à coup sûr, dans le costume de ce critique bienveillant dont Tarme loyale fut toujours une plume étincelante et légère !
On nous pardonnera facilement d'avoir évoqué ces souvenirs du 9 novembre 1871. Nous revenons, d'ailleurs, à la séance du 2 mars 1876, si remarquable à tous égards.
L'éloge solennel de Jules Janin a été prononcé par le récipiendaire, et ensuite par M. Cuvillier-Fleury (qui, devant le cercueil du grand écrivain, avait noblement exprimé déjà les vifs regrets de l'Académie). Les deux" orateurs ont célébré, avec une éloquente conviction, la grâce, l'esprit et la bonté du maître, et les applaudissements de l'assemblée sont venus prouver combien cette louange chaleureuse et méritée trouvait d'écho dans tous les cœurs.
Voici en quels termes excellents M. John Lemoinne a parlé des prestigieux lundis de Jules Janin :
Son premier feuilleton fut plus qu'un coup de théâtre ; ce fut un coup de tonnerre éclatant dans les régions jusqu'alors paisibles, uniformes, un peu monotones de la critique. Ce fut une irruption, une invasion, une révolution ; ce fut le feuilleton qui prit la place du théâtre, qui s'empara de la scène et devint lui-même le drame ou la comédie. Jusqu'alors la critique, humble servante de n'importe quelle œuvre, bonne ou mauvaise, se bornait à faire Tanalyse delà pièce.
M. Janin cassa cette chaîne que ne pouvait porter un esprit indépendant, volontaire et prime-sautier comme le sien. Il changea tout cela; il trouva et créa un genre, qui fut de ne pas faire l'analyse de ce qui n'en valait pas la peine, et, même en prenant pour point de départ le titre d'un méchant vaudeville ou d'un infime mélodrame, de lancer sur ses lecteurs éblouis le plus inattendu des feux d'artifice.
... Il était, quand il le fallait, un vrai critique, un critique aigu, acéré ; il avait un don supérieur de discernement, de triage ; il découvrait d'un coup d'oeil ce qu'il fallait élaguer, ce qu'il fallait conserver; il avait ce qu'on pourrait appeler un admirable diagnostic. Non-seulement il avait inventé un genre de critique, mais encore, comme pourraient l'attester de célèbres exemples, il a su trouver, découvrir des poètes, des acteurs, des actrices; il a su les voir, les saluer à leur naissance, les soutenir dans les premiers pas diiEciles, et c'était le plus grand de ses bonheurs que cette première protection donnée à des talents qui, sans lui peut-être, seraient restés inconnus ou se seraient ignorés eux-mêmes.
Je ne chercherai point à ranger M. Jules Janin dans telle ou telle école. Il n'était d'aucune. Il était original. Jamais on n'a pu appliquer mieux qu'à lui le mot : « Le style est l'homme même. » En lui, l'homme, c était le feuilleton. Il avait créé un genre, mais non une école; il n'a jamais fait et ne fera jamais d'élèves.
Dans sa brillante réponse, M. Cuvillier- Fleury, après avoir retracé d'une façon magistrale l'histoire du journalisme, et loué énergiquement les utiles et incessants travaux ainsi que le caractère élevé de M. John Lemoinne, a su peindre, lui aussi, avec un grand bonheur d'expressions, la physionomie mobile et séduisante du traducteur d'Horace :
... Il appartenait à ce limpide courant des esprits naturels, prime-sautiers, faciles, qui a de tout temps coulé sur la terre de France, comme pour ajouter a ce limon vigoureux dont l'intelligence française est formée,
Qiieis meliore luto finxit pr^cordia Titan ^
ses sables dorés et ses eaux jaillissantes. C'est à ce signe de race qu'il a été reconnu presque au début de sa carrière, accueilli, applaudi et fêté, même dans le plus hasardeux de ses essais. Les peuples aiment ce qui leur ressemble, comme les pères se reconnaissent volontiers, même avec leurs défauts, dans leurs enfants; Rabelais,
Saint-Évremont, Bussy-Rabutin, Diderot, Duclos, Voltaire (dans ses lettres familières qui sont d'incomparables feuilletons), quelque différents que soient les degrés où le jugement public a placé ces écrivains, sont tous fils du génie français ; et quoiqu'il ne soit pas prudent de hasarder en une telle compagnie une renommée encore si jeune pour l'avenir, M. Janin, s'il n'était pas un aîné dans cette famille de race gauloise, pouvait sembler un de leurs frères, le dernier venu du même sang.
. Jamais écrivain n'a paru moins asservi à son œuvre, fméme en ne l'interrompant jamais.
... Si quelque événement politique prenait la forme l'une tragédie, n'eût-elle qu'un acte, si le malheur en-
rait dans une maison royale par la porte que Dieu avait )uverte, ou qu'avait enfoncée l'émeute, son âme s'élerait à une pathétique hauteur, son accent s'attendris-
lit, ses larmes coulaient. Il n'était plus ni poëte, ni conteur, ni critique, mais un moraliste profondément touché des misères et des crimes de l'humanité.
C'est ainsi qu'il avait pleuré le duc d'Orléans, brisé, ;omme autrefois le Germanicus de Tacite, « dans la fleur de son âge et de sa popularité ! » Ainsi avait-il regretté cette royauté libérale, qui n'avait reçu ses hommages que tombée et déchue ! Ainsi avait-il voué une sorte de culte à la reine Marie-Amélie, qu'il était allé saluer dans son exil, sur un de ces degrés de l'épreuve humaine qui la conduisaient lentement jusqu'au ciel.
Ce sont là de justes et précieux éloges, à
coup sûr! Nous les avons écoutés avec une émotion pieuse; nous les reproduisons avec joie.
Notre travail est achevé maintenant.
La sincérité de ces pages les a rendues sympathiques; nous les dédions à tous les amis, à tous les admirateurs du fécond et ravissant écrivain dont un bon juge a dit si poétiquement : a II restera toujours un rayon sur son nom, autour de sa mémoire un vol d'abeilles murmurantes : ce souvenir de grâce et de charme qui est le sourire de la renommée. »
lO
L'Ane mort et la Femme guillotinée, roman (sans nom d^auteur). Chez Baudouin, à Paris, (2 mai) 1829. 2 voL in-i2.
Deuxième e(;?i7îo« (sans nom d'auteur), avec un frontispice et une gravure, par Alfred Johannot. Paris, imprimerie de J. Didot; Delangle frères, éditeurs, 1830. In-i8. En vente le 12 décembre 1829.
Troisième édition (signée), avec une gravure. Paris, chez Levavasseur et chez Alex. Mesnier, 1S32. 2 vol. in-i2.
Nouvelle édition (4^), revue et corrigée. Paris, chez A. Dupont. 1837. In-8.
Aucune bibliographie des productions de J. Janin n'existant avant celle-ci, nous avons fait des recherches minutieuses, afin de rendre notre travail aussi complet que possible. A. P.
Cinquième édition, avec une gravure. Paris, Delloye, 1841. I11-18. Sixième édition, avec un portrait de l'auteur, gravé sur acier par Revel, et 140 vignettes par Tony Johannot. Paris, Ernest Bourdin, 1841-42. In-80 (Intitulée simplement VAtte mort et publiée par livraisons).
Septième édition, avec dessins sur bois. Édition populaire : les Veillées littéraires illustrées. Paris, Bry, 1850. 2 livraisons in-4'>.
Huitième édition. Paris, rue des Bons-Enfants, 28. 1853. In-i6.
Neuvième édition. Paris, A. Delaliays, 18)8. In-i6.
Dixième édition. Paris, Michel Lévy frères, 1860. In-12.
Onzième édition. Paris, Delahays, i86o. In-i6.
Douzième édition. Paris, Delahays, 1861. In-i6.
Treizième édition (édition populaire). Paris, imprimerie Noblet, 1864. Livraison in-40.
Quatorzième édition. Paris, Michel Lévy frères, 1865. Gr. in-i3.
Quinzième édition, avec vignette à l'eau-forte par Ed. Hédouin. Paris, Librairie des bibliophiles (Jouaust), 1876. In-i8 jésus. Voir les Œuvres diverses, à la fin de cette bibliographie.
Choix de Poésies contemporaines, précédées d'une Histoire de la poésie moderne. A Paris, rue Pérou, 28 ; 1829. In-i8.
Fables de la Fontaine, précédées d'un Essai sur la vie et les ouvrages de La Fontaine, par M. Jules Janin. Paris, 1829.
Tableaux anecdotiques de la Littérature française, depuis FRANÇOIS l" JUSQU'A NOS JOURS. A Paris, rue Pérou, 28; 1829. In-i8.
Sterne et mackenzie. (Morceaux choisis et traduits par M. E. Henrion), avec une Notice sur chaque auteur, par M. J. Janin. A Paris, rue Pérou, 28; chez Méquignon-Havard et chez Bricon; 1829. In-i8.
La Confession, roman, « par l'auteur de ÏAne more et la Femme gidllotinée ». Paris, chez Mesnier, 1830. 2 vol. in-12, avec planche.
Deuxième édition. Paris, chez Mesnier. 1830. 2 vol. in-12. Nouvelle édition (}">). Paris Michel Lévy frères, 1861. In-i8.
Barnave, roman (signé). Paris, chez Alexandre Mesnier, 1831. 4 vol. in-12.
Deuxième idit'iou. Paris, Levavasseur et Mesnier, 1S51. 4 vol. in-12. Nouvelle édition. Paris, Michel Lévy frères, 1860. In-i8,
Debureau. Histoire du Théâtre à quatre sous ^ pour faire suite à l'histoire du Théâtre-Français. Paris, chez Gosselin, (29 septembre) 1832. In-8, avec 3 planches.
Cette édition, donnée comme la première, n'a été en réalité imprimée qu'après la seconde, et sur sa composition remaniée. Une note, qu'on lit sur la couverture, annonce que l'édition in-S" n'a été tirée qu'à 25 exemplaires. Un de ces exemplaires est sur vélin, 12 sont siir papiers de différentes couleurs, 12 sur papier blanc. Les exemplaires du dépôt légal ne portent aucun numéro.
Ce livre est orné de vignettes gravées sur bois par Porret et Cherrier, d'après les dessins de Chenavard^ Tony Johannot et Bouquet'.
Deuxième édition. Paris, Ch, Gosselin, 1832. 2 vol. in-12.
Troisième édition. Paris, Ch. Gosselin, 1833. 2 vol. in-12.
Contes fantastiques et Contes littéraires. A Paris, chez Levavasseur et chez Alexandre Mesnier, 1832. 4 vol. in-12.
Nouvelle édition (revue). Paris, Michel Lévy, 1863. In-i8.
Paris, ou le Livre des Cent et un. A Paris, chez Ladvocat, libraire de S. A. R. le duc d'Orléans, 1832. 15 vol. in-8. (Asmodée^ l'Abbé Chatel et son église^ les Petits Métiers^ le Marchand de chiens^ Nécrologie des Cent et un^ par Jules Janin.)
Contes nouveaux. A Paris, chez Levavasseur et chez Mesnier, (19 janvier) 1833. 4 vol. in-12.
Vert et Blanc. Morceaux inédits de littérature (par J. Janin, etc.). Paris, imp. et libr. Dentu, 1834. In-12.
Trois Romances favorites de Boïeldieu, suivies
I. Un exemplaire unique sur papier jonquille a été payé 60 francs à U vente Pixérécourt ; d'après Brunet, le volume imprimé sur vélin a été adjugé, pour le même prix, à la vente Bertin (février 1854).
ISO BIBLIOGRAPHIE.
d'une Notice sur sa vie, par M. Jules Janin. A Paris, rue Rameau, 6 ; 1834. In-4, d'une feuille et demie.
Cours sur L'Histoire du Journal en France, Paris, 1834. In-8.
Romans, Contes et Nouvelles littéraires. Histoire de la Littérature et de la Poésie chez tous les peuples. Première série : L'Orient.
Tome I. — Les Arabes : Voyage de Victor Ogier en Orient. A Strasbourg, chez Levrault, et à Paris, rue de la Harpe, 81; 1834. In-12.