‹ Jules LaurensChapitre 1 sur 230 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

// est des artistes, qui. amoureux de leur gloire et sachant organiser autour d'eux le succès, ont vécu dans une atmosphère d'admirtdion et d'éloges. Ils meurenï et les journalistes couvrent leur tombeau de fleurs, de guirlandes et de couroimes. Puis, le silence se fait, l'oubli vient, on ne songe plus à ce héros, et leurs ouvrages délaissés n'attirent plus le regard, fji mort est complète.

Il en est d'autres, par contre, qui, dans le courant de leur vie. se sont toujours tenus sur la réserve, nont ambitionné que Vestime d'amis bien choisis, ont délesté les flatteurs et poursuivi leurs travaux les yeux fixés sur un idéal. De ceux-ci Vœuvre^ si elle est bonne, mérite parfois, meus pas toujours, les suffrages des maîtres de la critique. Leur disparition de ce monde s'est faite aussi discrètement : aucun cuticle dithyrambique n'a chanté leur éloge. Mais pour eux l'oubli ne vient pa.s. Après quelques années, leur mémoire ressuscite, les aniis d'cuitrefois ont disparu, mais d'autres surviennent, attirés par le mérite de productions dont l'intérêt s'est maintenu. Ils s'approchent étonnés, et ce ne sont pas les moins ardenis à proclamer les qualités de ceux qui de leur vivant dédcdgnèrent l'encens.

Ce jour de justice et de réparation est venu pour .Jules Laurens. Il y aura bientôt dix ans qu'il est mort, mais personne n'a perdu

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