ÉTUDES CLASSIQUES DE DESSIN
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Peut-être cet échec le rejeta-t-il avec plus d'ardeur vers les publications pédagogiques. Car c'est de cette époque que datent de nouvelles séries qu'il entreprit avec son ami M. Ravaisson. Ravaisson en sa qualité d'inspecteur général de l'enseignement supérieur et de conservateur des Antiques au Musée du Louvre, avait obtenu du Ministère de l'Instruction publique la mission officielle de présenter une collection de modèles classiques. Il fit, avec Jules Laurens et dans son atelier, un choix des plus belles œuvres de l'antiquité et de la Renaissance, même des XVI I^ et XIX^ siècles, qu'il y aurait lieu de populariser par la lithographie. On ne croyait pas encore à ce moment-là que la photographie arriverait aux résultats qu'elle a donnés depuis, et surtout qu'on trouverait le moyen de reproduire les clichés pratiquement, d'une façon durable et à un prix abordable, avec les procédés d'héliotypie ou de phototypie. On reconnaissait aussi à la lithographie cet autre avantage, c'est qu'elle dégageait les caractères essentiels des œuvres étudiées et éliminait tout ce qui n'était qu'accessoire. C'est d'ailleurs à cela que visa Jules Laurens lorsqu'il dessina sur pierre les plus célèbres statues de l'antiquité, le Bacchus indien, la Vénus de Médicis, Néron enfant, l'Apollon du Belvédère, le buste d'Homère au British Muséum, la Melpomène, le Jupiter du Vatican, la Diane do la Glyptothèque de Munich, l'Apollon et la Diane de Naples, l'Amazone blessée du Louvre, le Doryphore de Florence, le Satyre de la villa Borghèse, le Discobole du Vatican, la Junon du Musée d'Athènes, une Nymphe du Musée de Naples, l'Amour de la collection Pourtalés, le Jeune Satyre du Louvre, la Vénus de Chypre, le Faune à la chèvre du Musée de Madrid, l'Alexandre du Palais Riccardi, la Leucothoé de Munich, une des Niobides du Musée des Offices, le Centaure des métopes du Parthénon, etc. Il usa du même procédé de simplification pour le Julien de Médicis de Michel-Ange, la Vierge'et